Sanctions : Moscou coupe les ailes de l’OTAN

Trois grands thèmes étaient au programme de la première réunion, cette année, du Conseil OTAN-Russie, qui s’est tenue le 31 mai à Bruxelles : situation dans l’Est de l’Ukraine, activité militaire en Europe et grandes manœuvres de l’OTAN prévues à l’automne. Cette rencontre s’est déroulée dans un contexte très tendu : depuis 2014, la Russie et l’Alliance atlantique ont suspendu leurs contacts politiques, mais aussi leur coopération militaire. Dernier exemple en date : le transporteur aérien russe privé Volga-Dnepr a annoncé qu’il cesserait, dès la fin de l’année, de fournir ses AN-124 ( « Ruslan ») à l’OTAN, très dépendante de ces gros porteurs pour la logistique de ses opérations militaires.

L’AN-124 « Ruslan », de conception soviétique, est le plus gros avion-cargo du monde. Il en existe une vingtaine en tout, dont douze appartiennent au transporteur privé russe Volga-Dnepr.

Depuis 2006, l’OTAN utilise très largement les Ruslan dans le cadre de ses opérations, en Afghanistan et au Mali par exemple. Mais le 18 avril dernier, le transporteur Volga-Dnepr a annoncé qu’il cesserait de fournir ses AN-124 aux pays de l’Alliance dès le début de l’année 2019. Si le groupe lui-même affirme simplement vouloir se concentrer sur le secteur commercial civil, les médias russes estiment qu’il s’agit d’une réponse directe au nouveau train de sanctions décidé par les États-Unis contre la Russie et « à la pression extérieure sans précédent » exercée sur le pays.

« C’est une véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus de la France en matière de transport stratégique »

De son côté, la presse européenne voit, derrière la décision de Volga-Dnepr, une volonté du Kremlin de frapper « le talon d’Achille » de l’OTAN, […]

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Konstantin Manenkov

Dernières nouvelles de la Russie

International

Alexandre Grouchko : « L’élargissement de l’OTAN est un conflit par procuration avec la Russie »

La Russie est prête à dialoguer avec l’OTAN mais pas au détriment de ses intérêts nationaux, affirme Alexandre Grouchko, vice-ministre russe des Affaires étrangères.

4 juin 2018
Opinions

Les nouvelles frontières d’un équilibre global

Docteur en Science politique, Caroline Galactéros est la présidente du think tank Géopragma. Elle dirige également le cabinet d’intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre (Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (Nuvis, 2014). Organisation impeccable, affluence et accessibilité des acteurs, rapprochements envisagés ou consolidés dans un concentré de dynamisme technologique, industriel et commercial, « Pavillon français » à la mesure de la vitalité résiliente de notre présence économique ‒ qu’un passage présidentiel aurait toutefois ragaillardie et qui mériterait, à Paris, une meilleure image que celle qui noie nos entreprises dans l’opprobre stupide jeté sur la Russie… le Forum économique international de Saint-Pétersbourg 2018 (SPIEF) aura semblé aux habitués de l’événement conforme au « Business as usual ». Toutefois, si le regard se fait plus « géopolitique », il devient difficile de ne pas reconnaître que ce SPIEF a exprimé bien davantage que des opportunités d’affaires. N’en déplaise aux idéologues grincheux, les échanges lors de la table-ronde franco-russe, l’état d’esprit (et le body language) des présidents russe et français, l’atmosphère détendue au sein des délégations ont traduit une évolution sensible du niveau de compréhension et de la volonté de progresser dans le dialogue. La relation franco-russe semble avoir pris un nouveau départ, bien plus encore qu’à Versailles. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Crédits Image : SPIEF 2018 - TASS31 mai 2018
Société

Le dalaï-lama : « Mon rêve : que le siège de l’OTAN déménage à Moscou »

Les 7 et 8 août, une première rencontre historique entre le dalaï-lama et des experts russes en nature de la conscience a eu lieu à Delhi. Plusieurs débats sur le thème « La connaissance fondamentale : dialogue entre experts russes et bouddhistes » ont été organisés conjointement par le Centre de la culture et de l’information tibétaines, la fondation Save Tibet et le Centre moscovite d’étude de la connaissance. Stanislav Koutcher, chroniqueur pour la radio Kommersant FM, s’est entretenu avec le chef spirituel des bouddhistes sur les principaux défis de cette décennie. Extraits. Stanislav Koutcher : Le bouddhisme attire de plus en plus d’Américains et d’Européens, avant tout parmi ceux qui le considèrent non comme une religion, mais comme une science de l’esprit. Quelle en est la raison, d’après vous ? Dalaï-lama : Un de mes amis, un prédicateur chrétien, m’a un jour dit qu’il était très difficile d’expliquer quelque chose sur Dieu à la jeune génération, qui a une vision très scientifique des choses. Les jeunes assimilent plus facilement les concepts bouddhiques. Albert Einstein a lui-même dit que le bouddhisme et la science contemporaine pouvaient aller de pair. C’est la vérité. Dans les pays non bouddhiques, on observe effectivement une augmentation du nombre d’individus pour qui le bouddhisme n’est pas une religion mais, comme vous l’avez dit, une science de l’esprit. Les principes bouddhiques sont de plus en plus souvent confirmés par la physique quantique et un nombre croissant de personnes à l’esprit scientifique manifestent un intérêt pour le Dharma [ensemble des normes et lois, sociales, politiques, familiales, personnelles, naturelles ou cosmiques, ndlr]. S.K. : En Occident, de plus en plus de savants, de philosophes et autres parlent d’une crise des valeurs de la civilisation occidentale, qui conduit à une crise identitaire. Selon eux, les religions traditionnelles se sont soit discréditées, soit sont devenues désuètes, d’où la quête d’une nouvelle religion. Observez-vous des signes de cette crise ? Une nouvelle religion pourrait-elle voir le jour ? […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

16 août 2017