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Ioulia Skripal : une jeune femme sous influence

« Ma vie a été bouleversée… J’ai encore du mal à me faire à l’idée que nous avons subi une telle agression… Dans l’avenir, j’espère rentrer dans mon pays. »

Les médias britanniques ont diffusé la semaine dernière une vidéo de Ioulia Skripal, 33 ans, fille de l’ancien agent double Sergueï Skripal. La jeune femme s’y exprime pendant une dizaine de minutes, avec aisance, sans hésiter, baissant toutefois les yeux de temps à autre, manifestement pour lire un texte tout prêt. Ioulia Skripal et son père ont été victimes d’une tentative d’empoisonnement le 4 mars dernier dans la ville de Salisbury, au Royaume-Uni, au moyen, selon la police britannique, de l’agent innervant Novitchok de dernière génération, fabriqué en Russie.

Le message vidéo de Ioulia Skripal ‒ qui s’exprime depuis un jardin anglais typique, face à la caméra, vêtue d’une robe lilas ‒ a été diffusé le 24 mai par l’agence Reuters et la chaîne de télévision SkyNews. On remarque immédiatement, sur sa gorge, une cicatrice absente des photographies plus anciennes : la jeune femme a manifestement subi une trachéotomie à l’hôpital. « Je ne souhaite pas entrer dans les détails, je dirai simplement que mon traitement a été invasif et extrêmement pénible », précise-t-elle. Sortie de l’hôpital le 9 avril, la fille de l’ancien agent du renseignement militaire russe (GRU) a depuis été placée « en lieu sûr », selon la police britannique. Son père, quant à lui, n’a quitté l’hôpital que le 18 mai.

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Version papier de la déclaration, en anglais et en russe

Ioulia Skripal, qui a passé vingt jours dans le coma, n’a appris qu’à son réveil, de la bouche des médecins, ce qu’elle et son père avaient subi. Ils ont été retrouvés inconscients sur un banc, dans un square situé en face du centre commercial The Maltings, à Salisbury, après avoir bu un verre au pub The Mill et déjeuné dans une pizzeria de la chaîne Zizzi. […]

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Boris Iounanov

Dernières nouvelles de la Russie

International

Serbie : Vladimir Poutine joue son va-tout dans les Balkans

Vladimir Poutine est aujourd’hui en visite à Belgrade, au moment où son « allié » serbe se trouve face à une alternative diplomatique décisive : rester dans le giron de Moscou ou se tourner vers l’ouest… et rejoindre l’OTAN.Paris, 11 novembre 2018. Une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement commémorent le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Après la cérémonie officielle, organisée au pied de l’Arc de Triomphe, le cortège se rend au palais de l’Élysée. En marge de la réception, les hôtes évoquent divers sujets, de manière informelle – aucune rencontre bilatérale n’a été prévue. Un homme grand, imposant, s’approche de Vladimir Poutine et lui serre la main : « Bonjour, Monsieur le Président. Très heureux de vous voir. » Il s’agit de Hashim Thaçi, président de la République du Kosovo (dont l’indépendance, proclamée en 2008, est reconnue par la plupart des pays occidentaux, dont la France, mais pas par la Russie et d’autres nations comme la Chine ou l’Espagne). Ancien chef de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) dans les années 1990, Hashim Thaçi est accusé (notamment sur la base d’un rapport du Conseil de l’Europe) d’avoir participé à différents trafics (drogue, organes humains) pour financer les activités de l’UÇK.Mondanités kosovaresLe président russe ne laisse rien paraître de sa surprise et s’entretient pendant plusieurs minutes avec le dirigeant kosovar. Le photographe officiel de M. Thaçi en profite pour immortaliser l’instant. Ces clichés historiques sont publiés le lendemain sur le compte Twitter du président du Kosovo, accompagnés du commentaire : « J’ai rencontré le président Poutine à Paris. Notre entretien a été consacré à la normalisation des relations entre le Kosovo et la Serbie. Sur ce point, le président Poutine s’est montré précis. Il m’a confié : Si vous (le Kosovo et la Serbie) vous entendez sur un accord de paix, la Russie le soutiendra. »Vladimir Poutine sait parfaitement que les discussions entre Serbes et Kosovars patinent depuis plusieurs mois.Le fait que le Kremlin n’ait pas communiqué sur la « rencontre » entre MM. Poutine et Thaçi n’a aucune importance pour ce dernier : le leader kosovar apprécie surtout de pouvoir ajouter à sa collection une poignée de main avec un acteur international influent, qui témoigne, en outre, depuis plusieurs années, d’un intérêt croissant pour la question balkanique. La finalité de ces « clichés pour l’Histoire » reste, aux yeux de M. Thaçi, de lui permettre d’acquérir peu à peu une stature internationale et de s’attirer un maximum de soutiens en vue des difficiles négociations qu’il doit mener avec Belgrade sur la question de la reconnaissance de l’indépendance de son pays par la Serbie.Depuis de longs mois, des discussions se déroulent sous l’égide de l’Union européenne, dont les représentants ont maintes fois déclaré qu’ils espéraient un compromis pour le printemps 2019. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

17 janvier 2019
International

Gilets jaunes : sous l’œil attentif de Moscou

Le 5 décembre dernier, Vladimir Poutine recevait, dans sa résidence de Novo-Ogarevo, située à 10 km à l’ouest de Moscou, un visiteur inattendu : François Fillon. On peut imaginer que le président russe n’aura pas manqué d’interroger l’ancien Premier ministre français sur le mouvement des gilets jaunes.

10 décembre 2018
Économie

Taman, le nouveau port de Crimée

Après le pont, le port. Les entreprises d’Arkadi Rotenberg, un proche de Vladimir Poutine, pourraient venir accélérer la réalisation d’un nouveau chantier titanesque en mer d’Azov. L’idée de construire un grand port sur la rive orientale du détroit de Kertch, qui relie la mer d’Azov à la mer Noire, date d’avant la crise ukrainienne. Les autorités russes tablaient même sur une inauguration du port de Taman (territoire de Krasnodar) en 2018. Après les événements de 2014 et le rattachement manu militari de la Crimée à la Fédération de Russie, le projet n’était plus la priorité de Moscou : l’heure était au financement des infrastructures de transport dans la péninsule, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Crédits Image : RIAN15 novembre 2018

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