Sergueï Skripal : espion retraité à plein temps

Alors que Moscou continue de démentir les affirmations de Londres selon lesquelles l’agent innervant Novitchok utilisé pour empoisonner l’ancien espion Sergueï Skripal ne pouvait-être que d’origine russe, on a découvert ce mois-ci que ce produit avait été fabriqué et testé en République tchèque…

Selon Moscou, les États-Unis disposent depuis longtemps d’échantillons de Novitchok, notamment depuis qu’ils ont pris le contrôle, à la fin des années 1990, d’un ancien site chimique soviétique situé en Ouzbékistan. Par ailleurs, des pays tels que la Suède et la République tchèque auraient, d’après la Russie, mené des recherches visant à produire la substance.

Dans un premier temps, Stockholm et Prague ont catégoriquement démenti ces affirmations. Mais, à la fin du mois de mars, le président tchèque Miloš Zeman, qui entretient de bonnes relations avec le Kremlin, en a surpris plus d’un en ordonnant aux services secrets tchèques (BIS) de vérifier les informations relatives à la fabrication du poison dans le pays. Cette décision lui a valu d’être accusé de haute trahison par plusieurs députés tchèques.

« La réaction des parlementaires suggérait que M. Zeman avait dévoilé, […]

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Boris Iounanov

Dernières nouvelles de la Russie

International

Ioulia Skripal : une jeune femme sous influence

Les médias britanniques ont diffusé la semaine dernière une vidéo de Ioulia Skripal, 33 ans, fille de l’ancien agent double Sergueï Skripal. La jeune femme s’y exprime pendant une dizaine de minutes, baissant toutefois les yeux de temps à autre, manifestement pour lire un texte tout prêt.

29 mai 2018
International

Affaire Skripal : quatre diplomates français expulsés

Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué vendredi 30 mars les ambassadeurs de 23 pays ayant expulsé des diplomates russes dans le contexte de l’affaire Skripal afin de les informer du renvoi de 58 diplomates, dont quatre français. La veille, Sergueï Lavrov avait annoncé l’expulsion de 60 diplomates américains, ainsi que la fermeture du consulat des États-Unis à Saint-Pétersbourg. « Les mesures seront symétriques », avait annoncé jeudi soir le chef de la diplomatie russe. Il n’est donc guère surprenant que quatre diplomates français aient été déclarés persona non grata par le Kremlin vendredi 30 mars. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

2 avril 2018
International

Affaire Skripal : À qui profite le crime d’État ?

Pour la première fois dans l’histoire de l’après-guerre, une grande puissance (le Royaume-Uni), dotée de l’arme nucléaire et membre du Conseil de sécurité de l’ONU, vient de lancer un ultimatum à une autre grande puissance nucléaire (la Russie), également membre du Conseil de sécurité. Lors de son allocution devant la chambre basse du parlement britannique le 12 mars, la Première ministre Theresa May a jugé « hautement probable » la responsabilité de la Russie dans l’empoisonnement de l’ancien agent secret russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, survenu le 4 mars à Salisbury (sud-ouest de Londres). D’après Mme May, l’enquête a permis d’établir que M. Skripal et sa fille, qui se trouvent depuis plus d’une semaine dans un état grave, ont été empoisonnés par un agent innervant de conception russe. Autrement dit, soit la Russie est « directement responsable » de l’empoisonnement, soit elle a perdu le contrôle de cette substance mortelle en la laissant « tomber entre d’autres mains ». Mme May a annoncé aux députés que le Foreign Office avait déjà convoqué l’ambassadeur russe à Londres. La Première ministre a également sommé la Russie de donner des « explications crédibles » d’ici le 13 mars au soir. Dans le cas contraire, a mis en garde Mme May, Londres conclura qu’il s’agit d’un « usage illégal de la force par l’État russe contre le Royaume-Uni » et agira conformément à l’article 51 de la charte des Nations Unies, qui autorise le recours à la légitime défense. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

13 mars 2018