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« Tiens-toi prête, Russie ! Les missiles arrivent »

Donald Trump a, semble-t-il, pris la décision de lancer des missiles sur des sites militaires syriens, en réaction à l’attaque chimique du 7 avril survenue dans la ville syrienne de Douma (Ghouta orientale). Une attaque dont l’Occident accuse l’armée de Bachar el-Assad. « Tiens-toi prête, Russie ! Les missiles arrivent », a écrit le président américain sur son compte Twitter.

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Dans le cadre de ces « représailles » annoncées par Washington, un groupe aéronaval de l’US Navy, conduit par le porte-avion Harry Truman, se dirige actuellement vers le golfe Persique. Moscou réfute les accusations à l’encontre du régime de Bachar el-Assad, son principal allié au Proche-Orient, et affirme qu’elle n’hésitera pas à « réagir rapidement » si des militaires russes ou syriens sont blessés au cours de l’attaque américaine. Depuis la fin de la « guerre froide », jamais le risque de confrontation militaire directe entre la Russie et les États-Unis n’a été aussi élevé. Plusieurs analystes comparent déjà la crise syrienne à celle des missiles de Cuba.

« Je suis prêt à attendre jusqu’à ce que l’enfer gèle»

À l’automne 1962, l’URSS et les États-Unis sont au bord de la guerre nucléaire à cause de Cuba. Dans le cadre de l’opération secrète Anadyr, […]

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Boris Iounanov

Dernières nouvelles de la Russie

International

Fiodor Loukianov :
« L’Europe n’a pas la tête à la Russie »

Depuis le début de l’année, la Russie s’est engagée dans la résolution de plusieurs crises internationales – au Venezuela, au Cachemire – avec des résultats mitigés. Dans le même temps, ses relations avec l’Ukraine, l’Union européenne et les États-Unis restent tendues. Fiodor Loukianov, président du Conseil de politique extérieure et de défense (SVOP), un influent think tank russe, livre son analyse de la situation.LCDR : Le 31 mars prochain se tiendra le premier tour de l’élection présidentielle ukrainienne. Le président sortant, Petro Porochenko, se place actuellement en troisième position des sondages (16 %) derrière l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko (18 %) et le comédien Volodymyr Zelensky (24 %). Comment les relations russo-ukrainiennes pourraient-elles évoluer en cas de changement à Kiev ?Fiodor Loukianov : En ce qui concerne la crise que traverse aujourd’hui l’Ukraine, soyons réalistes : аucune évolution positive n’est à attendre du côté ukrainien. Quel que soit le vainqueur de la présidentielle, il n’aura que peu d’influence sur l’agenda politique ukrainien [dominé par les questions de la Crimée et du Donbass, ndlr]. Toutefois, l’issue du scrutin pourrait éventuellement influer sur les relations avec la Russie. Pas si le président actuel, Petro Porochenko, est réélu : de ce côté-là, la cause est entendue. Mais l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko pourrait, en cas de victoire, adopter une position légèrement plus favorable à Moscou – en tout cas amorcer un dialogue avec le Kremlin. Je rappellerai que, sous la présidence du pro-russe Viktor Ianoukovitch (2010-2014), Mme Timochenko s’est retrouvée en prison en partie à cause d’accords de livraisons gazières signés avec la Russie et prétendument défavorables à Kiev. Quelle ironie ! Mais la situation actuelle est bien différente, et la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Tout ce qu’on peut espérer, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

13 mars 2019
Opinions

Conflit Inde-Pakistan, 
un casse-tête chinois pour Moscou

La Russie est la première puissance étrangère à avoir proposé son aide dans le règlement de la nouvelle crise opposant l’Inde et le Pakistan. Sur ce dossier, Moscou semble toutefois avoir agi par une sorte de réflexe diplomatique, sans grande conviction, trop consciente de la difficulté de parvenir à un apaisement entre deux pays en conflit depuis plus d’un quart de siècle.Le 27 février, le ciel du Cachemire, la région au cœur du conflit opposant l’Inde et le Pakistan depuis 1947, est le théâtre d’une bataille aérienne intense mettant aux prises trente-deux avions de combat, huit côté indien (quatre SU-30MKI russes, deux Mig-21 soviétiques et deux Dassault Mirage 2000 modernisés français), et vingt-quatre côté pakistanais (dont huit F-16, quatre Dassault Mirage III, et quatre chasseurs-bombardiers sino-pakistanais JF-17 Thunder).Curieusement, tous les grands journaux russes ont titré, en substance : « Su-30 russes contre F-16 américains dans le Cachemire ». Comme si l’affrontement indo-pakistanais était avant tout l’écho du bras-de-fer opposant actuellement Moscou et Washington sur la scène internationale. Ironie du sort, le Pakistan, équipé d’appareils américains, est en train de se rapprocher politiquement de la Russie, tandis que l’Inde, armée de Soukhoï russes, partage aujourd’hui largement les intérêts de Washington.Excès de prudenceL’actuelle dégradation des relations entre les deux voisins est survenue après qu’un terroriste s’est fait exploser, le 14 février dernier, près d’un convoi de policiers paramilitaires indiens dans l’État du Jammu-et-Cachemire, le « Cachemire indien », situé au nord du pays. L’attaque, qui a fait quarante-cinq victimes, a été revendiquée par le Jaish-e-Mohammed, un groupe terroriste soutenu, selon New Dehli, par Islamabad. Le lendemain de l’attentat, l’armée de l’air indienne a envoyé douze avions de chasse Mirage 2000 anéantir des camps d’entraînement du groupe, situés dans le Cachemire pakistanais. En réponse à ces « frappes chirurgicales », pour reprendre l’expression des autorités de Delhi, et pour prouver sa capacité de réaction, l’armée pakistanaise a bombardé plusieurs sites militaires du Cachemire indien.Si Islamabad a aussitôt accepté la proposition de médiation russe, New Dehli a conservé, plusieurs jours durant, un silence glacial.Moscou, de son côté, n’est intervenue qu’après que les deux États se sont directement et violemment affrontés dans les airs – en clair, quand elle a compris que l’escalade des tensions risquait d’atteindre un point de non-retour, et que le conflit pouvait enflammer toute la région. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

6 mars 2019
International

Venezuela : Moscou révoltée par l’ingérence américaine

Au Venezuela, l’opposition entre le président de la République, Nicolas Maduro, et celui de l’Assemblée nationale, Juan Guaido – autoproclamé chef de l’État le 23 janvier –, évolue vers une crise internationale majeure et un nouvel affrontement diplomatique entre la Russie et les États-Unis. Fiodor Loukianov, président du Conseil de politique extérieure et de défense (SVOP), un influent think tank russe, livre son analyse de la situation.Fiodor Loukianov. Crédit : RianLCDR : Le Kremlin continue de soutenir Nicolas Maduro, tout en insistant sur l’importance du dialogue avec l’opposition (il propose même de jouer le rôle de médiateur), comme Vladimir Poutine l’avait rappelé lors de la visite du président vénézuélien à Moscou en décembre dernier. Le Kremlin reste donc relativement prudent dans cette crise. Cela signifie-t-il que, pour la Russie, la solution sera politique, et non militaire ?Fiodor Loukianov : D’abord, un éventuel soutien militaire russeest exclu pour des raisons techniques : le Venezuela est trop loin. Ensuite, il me semble que Vladimir Poutine n’a jamais nourri d’affection particulière ni pour Hugo Chavez (président de 1999 à 2013) ni pour son successeur Nicolas Maduro. En dépit de scènes d’embrassades avec l’ancien président – toujours à l’initiative de ce dernier –, le Kremlin s’en est toujours tenu à une position pragmatique envers un partenaire qui affichait une croissance à deux chiffres au milieu des années 2000. Plus tard, les rapports ont évolué, en raison, d’une part, du rôle de créancier joué par la Russie, et, d’autre part, des relations tendues que les deux pays entretiennent avec les États-Unis [le Venezuela compte parmi les rares pays à reconnaître le « rattachement » de la Crimée à la Russie, ndlr.]En d’autres termes, la position de Moscou n’est pas dictée par des considérations personnelles ou par des accointances avec Maduro et autres « chavistes » ; […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

29 janvier 2019

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