Syrie : des frappes très diplomatiques

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé samedi des frappes ciblées contre le régime syrien, accusé d’être l’auteur d’une attaque chimique visant sa population à Douma, une agglomération de la Ghouta orientale. Ces frappes menées sans l’accord des Nations unies – où la Russie aurait exercé son droit de veto – auraient été dirigées contre trois sites de production d’armement chimique syriens situés près de Damas et dans le centre du pays. Selon l’armée russe, dont les bases ont été soigneusement évitées, elles n’auraient fait «  aucune victime au sein de la population civile ou de l’armée syrienne ».

Bien que le Pentagone affirme que la Russie n’avait pas été prévenue du déclenchement des frappes occidentales, les propos de la ministre française des Armées Florence Parly, tenus le samedi 14 avril, laissent penser que Moscou a bien été informée. La France, selon Mme Parly,: « ne cherche pas la confrontation et refuse toute logique d’escalade militaire (…)  C’est la raison pour laquelle, avec nos alliés, nous avons veillé à ce que les Russes soient prévenus en amont. »

De son côté, le ministère russe de la Défense indique que les tirs de missiles occidentaux n’ont endommagé aucun de ses sites militaires en Syrie : pas plus la base aérienne de Hmeimim, […]

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Boris Iounanov