Moscou – Vienne: le « projet ferroviaire du siècle » de nouveau sur les rails

La Russie et l’Autriche souhaitent accélérer la réalisation du projet de liaison ferroviaire Moscou – Vienne (via Košice en Slovaquie). Cette nouvelle ligne devrait permettre d’augmenter considérablement les flux de transport de marchandises entre l’Europe et l’Asie orientale, notamment la Chine. Les travaux devraient débuter en 2023. Toutefois, Moscou et Vienne n’excluent pas de lancer le chantier d’ici deux ou trois ans.

« Russie, où cours-tu donc ? », interrogeait l’écrivain russe Nicolas Gogol, tandis que filait la troïka à la fin de la première partie de ses Âmes mortes. Où que courût la Russie, ses voies, y compris ferroviaires, étaient à l’époque peu nombreuses. Quand ces dernières apparurent enfin, elles se révélèrent plus larges que les voies européennes (l’écartement des rails russes est de 1 520 mm, contre 1 435 mm en Europe). Impossible de passer des unes aux autres sans s’arrêter pour modifier l’écartement des essieux des wagons et des locomotives (c’est généralement la solution retenue pour les trains de voyageurs) ou bien pour transborder la marchandise sur un autre train. Au début des années 2000, Vladimir Iakounine, ancien directeur des Chemins de fer russes (RZD) et proche de Vladimir Poutine, propose un moyen d’accélérer les trajets ferroviaire entre la Russie et l’Europe.

Un projet financé à 90 % par la Russie

Aspirant à devenir un personnage public d’envergure internationale, Vladimir Iakounine crée, en 2002, le Forum public mondial (FPM) « Dialogue entre civilisations ». Voulant en faire « un « espace intellectuel alternatif où chercher les solutions aux plus grands défis actuels », l’ancien chef de la RZD se tourne vers d’éminents chercheurs, intellectuels et politiques du monde entier. Si le financement officiel du FPM provient de différentes fondations indépendantes, […]

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Boris Iounanov

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

Taman, le nouveau port de Crimée

Après le pont, le port. Les entreprises d’Arkadi Rotenberg, un proche de Vladimir Poutine, pourraient venir accélérer la réalisation d’un nouveau chantier titanesque en mer d’Azov. L’idée de construire un grand port sur la rive orientale du détroit de Kertch, qui relie la mer d’Azov à la mer Noire, date d’avant la crise ukrainienne. Les autorités russes tablaient même sur une inauguration du port de Taman (territoire de Krasnodar) en 2018. Après les événements de 2014 et le rattachement manu militari de la Crimée à la Fédération de Russie, le projet n’était plus la priorité de Moscou : l’heure était au financement des infrastructures de transport dans la péninsule, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Crédits Image : RIAN15 novembre 2018
Opinions

Khashoggi-Skripal : deux affaires, deux politiques

L’affaire Skripal a démontré que la Russie était, aux yeux des Occidentaux, un coupable idéal qui ne mérite pas la moindre clémence de leur part. Le scandale de l’assassinat du journaliste d’opposition saoudien Jamal Khashoggi montre que l’Arabie saoudite bénéficie, au contraire, d’une mansuétude infinie de leur part.

24 octobre 2018
International

Moscou / Tel-Aviv : Procédure de divorce

Le crash de l’Iliouchine-20 de l’armée de l’air russe abattu par erreur par la défense antiaérienne syrienne, pourrait provoquer une nouvelle crise au Proche-Orient. Moscou accuse des chasseurs israéliens F-16 d’avoir poussé son avion de renseignement sous le feu de son allié syrien et prévoit de livrer rapidement à Damas des systèmes de défense plus performants. L’État hébreu déplore une décision qui va « accroître la tension » et promet de continuer à agir contre l’Iran en Syrie. Dans deux semaines, la Russie livrera à l’armée syrienne des batteries de missiles S-300, équipés de systèmes automatisés capables de distinguer avions amis et ennemis, vient d’annoncer le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. « La Russie doit prendre de nouvelles mesures pour garantir la sécurité de ses soldats en Syrie », explique-t-il pour justifier cette décision. Un geste politique Le système S-300 est très différent du S-200, dont un missile « aveugle » a abattu l’Iliouchine-20 russe, tard dans la soirée du 17 septembre. Intégré à l’équipement de l’armée soviétique en 1978, le S-300 a été modernisé plusieurs fois depuis, et c’est probablement l’une des dernières versions qui sera envoyée en Syrie. Capable d’intercepter des cibles jusqu’à 250 km de distance (sachant qu’une seule batterie S-300 peut en frapper jusqu’à 36 simultanément, en envoyant jusqu’à 72 missiles), il s’agit d’un des meilleurs systèmes de défense antiaérienne au monde. La Russie en a d’ailleurs déjà vendu à plusieurs pays, y compris la Slovaquie, membre de l’OTAN. En mai 2012, l’Alliance atlantique avait procédé à des exercices visant à « aveugler » les S-300. En vain. Toutefois, le système n’a jamais été utilisé en condition de combat réel. « Si l’armée syrienne possédait les systèmes S-300, elle serait en mesure de frapper n’importe quelle cible, y compris civile, sur l’ensemble du territoire israélien. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

26 septembre 2018