Politique étrangère : Les nouveaux défis de Vladimir Poutine

La reprise manu militari et le rattachement de la Crimée, le succès – pour l’heure – de la campagne militaire en Syrie et la résistance aux sanctions occidentales, telles sont, pour de nombreux analystes politiques russes, les principales réussites expliquant la réélection de Vladimir Poutine, le 18 mars dernier. Mais quels défis extérieurs attendent le maître du Kremlin au cours de ce nouveau mandat ?

Aucun Russe ne doutait de la victoire de Vladimir Poutine à l’élection du 18 mars. Mais rares étaient ceux prêts à parier sur un score supérieur à 70 % en sa faveur, même en tenant compte des multiples irrégularités et violations des règles électorales qui ont caractérisé, une nouvelle fois, ce scrutin important.

Comment expliquer cet élargissement de l’électorat du président à la fin de son troisième mandat ? De toute évidence, il n’est pas dû à ses succès socioéconomiques. En la matière, comme l’a plusieurs fois reconnu le président lui-même, il n’a aucune raison d’être fier de son bilan.

Il semble plus probable que ce soit la politique étrangère menée par Vladimir Poutine qui ait incité 56 millions de citoyens à voter pour lui.

« Le rattachement de la Crimée et la campagne militaire en Syrie sont considérés comme des victoires en Russie, commente ainsi Alexeï Moukhine, directeur du Centre d’analyse politique. L’échec des sanctions décrétées par les États-Unis pour briser les relations qu’entretient Vladimir Poutine avec le monde des affaires et l’establishment politique a également joué en faveur du président », estime le politologue.

«Bien que les conditions socioéconomiques se soient davantage dégradées – ce qui est dangereux à long terme pour le Kremlin –, le conflit dans l’Est ukrainien, la brusque détérioration des relations avec l’Occident, tout cela a conduit à une consolidation de l’électorat autour du pouvoir, à un élan de patriotisme et au renforcement soudain des positions de Vladimir Poutine », confirme le politologue Abbas Galliamov.

Les capacités de défense de la Russie sont à présent optimales

L’armée et le complexe militaro-industriel ont également joué un rôle dans la victoire du président. […]

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Boris Iounanov

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Après le pont, le port. Les entreprises d’Arkadi Rotenberg, un proche de Vladimir Poutine, pourraient venir accélérer la réalisation d’un nouveau chantier titanesque en mer d’Azov. L’idée de construire un grand port sur la rive orientale du détroit de Kertch, qui relie la mer d’Azov à la mer Noire, date d’avant la crise ukrainienne. Les autorités russes tablaient même sur une inauguration du port de Taman (territoire de Krasnodar) en 2018. Après les événements de 2014 et le rattachement manu militari de la Crimée à la Fédération de Russie, le projet n’était plus la priorité de Moscou : l’heure était au financement des infrastructures de transport dans la péninsule, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Crédits Image : RIAN15 novembre 2018
Opinions

Khashoggi-Skripal : deux affaires, deux politiques

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24 octobre 2018
International

Moscou / Tel-Aviv : Procédure de divorce

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26 septembre 2018