fbpx

Que s’est-il passé à Deir ez-Zor ?

La semaine dernière, la Russie a été secouée par la nouvelle du décès de plusieurs de ses ressortissants au cours d’une frappe aérienne de la coalition menée par les États-Unis près de Khasham, dans la province syrienne orientale de Deir ez-Zor. Difficile d’établir un bilan précis. Selon les sources, l’opération aurait eu lieu le 7 ou le 8 février et aurait fait entre 5 et 500 morts. Si l’on ignore également qui a pris part à l’attaque, on a toutefois appris il y a quelques jours qu’un grand nombre de blessés avaient été transportés depuis la Syrie dans des hôpitaux de Moscou et de Saint-Pétersbourg.

Le 7 février 2018, des milices pro-Assad et des mercenaires russes ont attaqué les positions des Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui bénéficient du soutien de la coalition menée par les Etats-Unis. Les Kurdes ont fait appel aux forces de la coalition, qui ont frappé depuis les airs les attaquants, principalement équipés d’armes à feu.

La version du Commandement central des États-Unis est quelque peu différente : les Kurdes auraient été attaqués par certaines « forces hostiles » et n’auraient fait que se défendre. Les militaires américains soulignent qu’avant leurs frappes, effectuées par des avions d’assaut et des bombardiers stratégiques B-52, ils ont contacté leurs collègues russes, qui leur ont assuré qu’aucun militaire russe ne se trouvait dans ce secteur.

Le ministère russe de l’Intérieur a également affirmé d’emblée : « Nos soldats n’étaient pas à Deir ez-Zor ce jour-là. »

Le commandement des Kurdes syriens garde un silence absolu sur toute l’affaire, ce qui n’a rien d’étrange : les Kurdes des FDS considèrent la Russie, du moins dans leurs propos, comme une puissance alliée semblable aux États-Unis, et ont plus d’une fois exprimé leur reconnaissance à Moscou pour son soutien. Ils n’ont par conséquent aucun intérêt à accroître le scandale autour des mercenaires russes tués en Syrie.

Selon des sources du quotidien Kommersant proches du gouvernement d’Assad, les hommes d’affaires espéraient, avec l’aide des mercenaires russes, prendre le contrôle des gisements de pétrole et de gaz Conoco, situés dans la province de Deir ez-Zor. Ces derniers sont aujourd’hui contrôlés par les Kurdes des FDS. Après avoir libéré de l’État islamique la ville de Raqqa et une partie de Deir ez-Zor, les FDS ont pris le contrôle des ressources énergétiques locales.

Les miliitaires russes savaient que les gisements Conoco étaient sous le contrôle des Kurdes et « considéraient cela avec calme », estime un politologue spécialiste du Proche-Orient sous couvert d’anonymat.

Le New York Post affirme pour sa part que les frappes sur les positions kurdes n’ont pu avoir lieu qu’avec l’accord de Vladimir Poutine, […]

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Boris Iounanov

Dernières nouvelles de la Russie

International

Serbie : Vladimir Poutine joue son va-tout dans les Balkans

Vladimir Poutine est aujourd’hui en visite à Belgrade, au moment où son « allié » serbe se trouve face à une alternative diplomatique décisive : rester dans le giron de Moscou ou se tourner vers l’ouest… et rejoindre l’OTAN.Paris, 11 novembre 2018. Une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement commémorent le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Après la cérémonie officielle, organisée au pied de l’Arc de Triomphe, le cortège se rend au palais de l’Élysée. En marge de la réception, les hôtes évoquent divers sujets, de manière informelle – aucune rencontre bilatérale n’a été prévue. Un homme grand, imposant, s’approche de Vladimir Poutine et lui serre la main : « Bonjour, Monsieur le Président. Très heureux de vous voir. » Il s’agit de Hashim Thaçi, président de la République du Kosovo (dont l’indépendance, proclamée en 2008, est reconnue par la plupart des pays occidentaux, dont la France, mais pas par la Russie et d’autres nations comme la Chine ou l’Espagne). Ancien chef de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) dans les années 1990, Hashim Thaçi est accusé (notamment sur la base d’un rapport du Conseil de l’Europe) d’avoir participé à différents trafics (drogue, organes humains) pour financer les activités de l’UÇK.Mondanités kosovaresLe président russe ne laisse rien paraître de sa surprise et s’entretient pendant plusieurs minutes avec le dirigeant kosovar. Le photographe officiel de M. Thaçi en profite pour immortaliser l’instant. Ces clichés historiques sont publiés le lendemain sur le compte Twitter du président du Kosovo, accompagnés du commentaire : « J’ai rencontré le président Poutine à Paris. Notre entretien a été consacré à la normalisation des relations entre le Kosovo et la Serbie. Sur ce point, le président Poutine s’est montré précis. Il m’a confié : Si vous (le Kosovo et la Serbie) vous entendez sur un accord de paix, la Russie le soutiendra. »Vladimir Poutine sait parfaitement que les discussions entre Serbes et Kosovars patinent depuis plusieurs mois.Le fait que le Kremlin n’ait pas communiqué sur la « rencontre » entre MM. Poutine et Thaçi n’a aucune importance pour ce dernier : le leader kosovar apprécie surtout de pouvoir ajouter à sa collection une poignée de main avec un acteur international influent, qui témoigne, en outre, depuis plusieurs années, d’un intérêt croissant pour la question balkanique. La finalité de ces « clichés pour l’Histoire » reste, aux yeux de M. Thaçi, de lui permettre d’acquérir peu à peu une stature internationale et de s’attirer un maximum de soutiens en vue des difficiles négociations qu’il doit mener avec Belgrade sur la question de la reconnaissance de l’indépendance de son pays par la Serbie.Depuis de longs mois, des discussions se déroulent sous l’égide de l’Union européenne, dont les représentants ont maintes fois déclaré qu’ils espéraient un compromis pour le printemps 2019. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

17 janvier 2019
International

Gilets jaunes : sous l’œil attentif de Moscou

Le 5 décembre dernier, Vladimir Poutine recevait, dans sa résidence de Novo-Ogarevo, située à 10 km à l’ouest de Moscou, un visiteur inattendu : François Fillon. On peut imaginer que le président russe n’aura pas manqué d’interroger l’ancien Premier ministre français sur le mouvement des gilets jaunes.

10 décembre 2018
Économie

Taman, le nouveau port de Crimée

Après le pont, le port. Les entreprises d’Arkadi Rotenberg, un proche de Vladimir Poutine, pourraient venir accélérer la réalisation d’un nouveau chantier titanesque en mer d’Azov. L’idée de construire un grand port sur la rive orientale du détroit de Kertch, qui relie la mer d’Azov à la mer Noire, date d’avant la crise ukrainienne. Les autorités russes tablaient même sur une inauguration du port de Taman (territoire de Krasnodar) en 2018. Après les événements de 2014 et le rattachement manu militari de la Crimée à la Fédération de Russie, le projet n’était plus la priorité de Moscou : l’heure était au financement des infrastructures de transport dans la péninsule, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Crédits Image : RIAN15 novembre 2018

Vous êtes actuellement hors ligne