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Le monde des affaires russe se prépare aux nouvelles sanctions américaines

Le monde des affaires russe se prépare aux nouvelles sanctions américaines

L’économie russe se prépare aux nouvelles sanctions que les États-Unis doivent annoncer en février prochain. Des millionnaires aux managers lambda, beaucoup s’inquiètent du contenu de celles-ci, même s’il reste pour l’heure très flou. La « loi pour contrer les adversaires de l’Amérique au moyen de sanctions » (CAATSA, Countering America's Adversaries Through Sanctions Act) a été signée par le président Donald Trump en août 2017. Le document donne au Trésor américain, au directeur du renseignement national et au secrétaire d’État 180 jours, soit jusqu’à février 2018, pour rédiger un rapport final dont dépendra l’adoption de nouvelles sanctions contre des personnalités et des entreprises russes.

Le rouble en péril ?

L’adoption de nouvelles sanctions ne fait pratiquement aucun doute pour personne. Reste à savoir à quel point l’économie russe sera touchée. Selon le scénario le plus pessimiste, les étrangers se verront interdire l’achat d’obligations d’État russes. Dans le rapport, dont dispose le quotidien RBC, Bank of America (BofA) qualifie cet événement de « cygne noir », faisant référence à la théorie développée par l’économiste et essayiste Nassim Taleb. BofA considère ce nouveau train de sanctions comme la menace principale pesant sur la Russie en 2018. Au 1er décembre, la part des non-résidents dans le volume total des obligations d’État a atteint 33,2 %, soit 37,2 milliards de dollars, selon la Banque centrale de Russie. En cas d’élargissement des sanctions, il importe de savoir si celles-ci concerneront toutes les obligations ou uniquement les nouvelles. L’interdiction de nouveaux investissements privera le budget d’environ 15 milliards de dollars, estime Denis Poryvaï, ancien vice-président de Raiffeisenbank. Une interdiction totale pourrait être un « choc considérable » pour le pays, d’après Alexandre Koudrine, directeur du département analytique de Sberbank CIB. « Je ne pense pas que la Russie s’en remettrait rapidement »,

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Anastasia Sedukhina