Donald Trump et Vladimir Poutine lors du premier jour du sommet de l'APEC, le 10 novembre. Crédits : Kremlin.ru

Qui voulait la peau de la rencontre Trump – Poutine ?

La rencontre informelle directe entre les présidents russe et américain, annoncée en marge du sommet de l’APEC au Vietnam et tant débattue ces derniers jours, n’a finalement pas eu lieu, se résumant à quelques brefs contacts. Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a expliqué que l’événement avait échoué à cause du service du protocole de Donald Trump. Que signifie cette déclaration, et qu’arrivera-t-il aux coupables ? Kommersant fait le bilan.

C’est le président américain en personne qui, début novembre, sur l’antenne de la chaîne FoxNews, avait évoqué cette rencontre, expliquant qu’il pourrait rencontrer son homologue russe en marge du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique au Vietnam et énumérant même certains sujets de discussion possibles, notamment la Syrie, la Corée du Nord et l’Ukraine.

Iouri Ouchakov, assistant du président russe, avait ensuite confirmé l’information, précisant toutefois qu’il s’agirait d’une rencontre informelle, « de couloir », tandis que le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, faisait savoir que Vladimir Poutine était prêt à débattre. […]

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KommersantTraduit par Julia Breen

Dernières nouvelles de la Russie

Société

La mode musulmane russe à la conquête du monde

On assiste, dans la mode musulmane russe, aux mêmes évolutions que celles aperçues dans la mode en général, il y a dix ou quinze ans : baisse des importations, apparition de marques nationales fortes, entrée sur le marché mondial. À quelques nuances près : le développement est plus rapide, les perspectives plus vastes, et les principaux acteurs sont des femmes. Un tour d’horizon du quotidien Kommersant. Galina Trochina, belle femme d’âge moyen, vêtue d’une longue robe et d’un élégant turban, nous accueille dans son petit bureau du sud de Moscou. Depuis que le centre commercial Columbus, dans le quartier de Tchertanovo, a augmenté ses loyers, la marque dirigée par Galina, Bella Kareema, a en effet trouvé un refuge temporaire dans son siège social, qui lui sert actuellement d’atelier, de show-room et de point de vente. Parmi les quelques clientes présentes, certaines sont en jupe longue, d’autres en jeans, et il est difficile de juger de leur appartenance confessionnelle d’après leur tenue. Même constat à propos des vêtements exposés. Si l’Orient est indéniablement présent, on est loin de l’image du souk traditionnel : pas de couleurs criardes, des jupes aux genoux et des tenues cintrées, des pantalons larges mais aussi de petites vestes aux coupes tout à fait contemporaines. Pas trace, toutefois, de tissus transparents ni d’imprimés représentant des personnes ou des animaux : la charia les interdit expressément. « Nous essayons, tout en restant dans le cadre de la modest fashion ( « mode pudique »), de tendre à des choses universelles. Nous n’avons pas peur des imprimés de couleurs vives ni des silhouettes audacieuses, nous saluons les collaborations avec des créateurs… Je peux vous dire que près de la moitié de nos clientes ne sont pas musulmanes. La modest fashion est une tendance mondiale, qui intéresse les femmes de diverses confessions, même s’il est clair que les marques musulmanes dominent largement le marché », explique Galina. À l’atelier, le travail bat son plein pour préparer la nouvelle collection : le mois du Ramadan approche et, selon la tradition, ces dames voudront s’acheter des robes pour l’occasion. Si Bella Kareema n’emploie que des femmes, celles-ci sont orthodoxes, musulmanes, juives… Le principal critère, confirme la directrice commerciale, est la qualité du travail. Galina Trochina n’aime pas parler d’elle, de sa famille ou des sources de financement de sa marque. « Dans l’islam, le crédit est un péché : on ne vit pas sur l’argent des autres. Les entreprises peuvent utiliser leurs ressources propres ou des investissements extérieurs, ou encore recourir aux services de banques musulmanes. Bella Kareema fonctionne sur ses fonds propres et grâce à des sponsors », répond-elle quand on l’interroge sur l’argent, éludant la question. Galina Trochina est originaire de Sibérie. En 2011, elle se convertit à l’islam et quitte son emploi, pour se consacrer à l’étude de l’arabe et à la lecture du Coran. En 2013, après avoir rencontré la talentueuse styliste originaire de Kazan Diliara Sadrieva, elle propose de se charger du développement de sa marque. En quelques années, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

7 mars 2018
Société

Natalia Kouznetsova, la femme la plus forte du monde

La Russe Natalia Kouznetsova est la femme la plus musclée de la planète. Difficile d’imaginer qu’à une époque, elle pesait en tout et pour tout 39 kg. Surnommée « la Russe de fer », « Madame Acier » ou encore « la copine de Hulk », la culturiste de 26 ans a des fan-clubs aux quatre coins du monde. Natalia Kouznetsova est plus connue en Occident qu’en Russie. La plupart des commentaires publiés sur son compte Instagram sont d’ailleurs en anglais. La bodybuildeuse est championne du monde, d’Europe et d’Eurasie de développé couché et de soulevé de terre, et championne du monde d’armlifting. Capable de faire un développé couché avec 175 kg et un soulevé de terre avec 250 kg ainsi que de s’accroupir en portant une barre de 280 kg, la Russe est considérée comme la femme la plus forte du monde. « Les étrangers ont un tout autre rapport aux sportifs, commente la culturiste en souriant. Ils m’accueillent toujours chaleureusement et leurs réactions sont très enthousiastes. J’aime concourir à l’étranger : je n’y reçois que des compliments et des cadeaux ! Les commentaires méchants sous mes photos sont surtout écrits par des Russes. Peut-être qu’ils s’énervent parce que la vie est stressante dans notre pays ? Avant, ils écrivaient des insanités sur les palissades et dans les ascenseurs ; aujourd’hui, ils évacuent la pression sur internet. »« Nous sommes dans une prison, tout de même » Toutefois, la « Russe de fer » compte également des fans en Russie. Si beaucoup des réactions qu’elle suscite sur internet sont effectivement négatives, personne n’a encore osé l’insulter « dans la vraie vie ». « Les gens dans la rue me regardent comme une extra-terrestre, explique Natalia. En hiver, avec mon manteau, je passe relativement inaperçue. Mais en été, les automobilistes ralentissent, klaxonnent, sifflent, proposent de me déposer quelque part… Je reçois constamment des demandes de selfies. Récemment, à Sotchi, un tel attroupement s’est formé autour de moi que je ne savais plus comment m’en extirper. » Lors d’une des dernières expositions sportives organisées à Moscou, Natalia a, plusieurs heures durant, signé des autographes et pris des photos avec ses fans : « J’étais aussi épuisée qu’après un entraînement intensif : j’ai dû poser devant l’objectif, contracter mes muscles… » Certains visiteurs avaient même apporté un mètre pour s’assurer de l’exactitude de ses mensurations – biceps : 48 cm, quadriceps : 74 cm, poitrine : 127 cm. Natalia est diplômée de l’Académie d’État de culture physique de Moscou mais, pour l’heure, elle ne souhaite pas devenir entraîneuse. Expositions, séminaires et séances d’entraînement ouvertes constituent l’essentiel de ses revenus. Elle rend également volontiers service, « par amitié ». Ainsi, avec son mari Vladislav, entraîneur de lutte libre, elle a organisé une master class pour les détenus d’une colonie pénitentiaire à régime sévère dans la région de Tcheliabinsk. Ce centre de détention est considéré comme l’un des plus sportifs du Sud de l’Oural. Sa salle d’entraînement moderne accueille des compétitions de bras de fer et de kettlebell. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

29 janvier 2018
International

Sergueï Lavrov : « Il n’y a aucune différence entre Barack Obama et Donald Trump »

Lundi 15 janvier, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a donné une conférence de presse devant des journalistes russes et étrangers. En voici les passages les plus marquants. Sur le conflit syrien « La Syrie est un dossier où se croisent les intérêts d’un très grand nombre d’acteurs. Moscou tente de les mettre à l’unisson en organisant le Congrès du dialogue national syrien [qui se tiendra les 29 et 30 janvier à Sotchi, NDLR]. Le processus d’Astana [réunions sur le conflit syrien sous l’égide de la Russie, de l’Iran et de la Turquie, NDLR] a stimulé l’activité de l’ONU, qui, avant ces rencontres, tout bien considéré, ne faisait rien. J’espère que le dialogue national syrien incitera l’ONU à intensifier son travail. Le processus d’Astana n’est pas en concurrence avec ceux engagés dans le cadre de l’ONU. Des représentants de l’organisation sont d’ailleurs toujours présents à nos rencontres. Les principaux griefs de la Russie envers le processus de Genève sont liés au fait qu’y prennent principalement part des membres de l’opposition syrienne émigrée, tandis que les groupes intra-étatiques sont peu représentés. Or, selon la résolution 2254 de l’ONU, le dialogue doit inclure l’éventail le plus large possible de participants. » Sur les différences entre Barack Obama et Donald Trump concernant le dossier syrien « Malheureusement, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

16 janvier 2018