Bernard Bigot, directeur général du projet ITER (à gauche) et Alexaï Likhatchev, le PDG de Rosatom, lors d'une rencontre en France en septembre 2017. Crédits : iter.org

ITER : le travail avec la Russie se poursuit malgré les sanctions

La construction en France du réacteur de recherche thermonucléaire international ITER implique 35 pays, dont la Russie. Le Courrier de Russie fait le point sur la contribution russe au projet.

Initié en 1985, le projet ITER est un réacteur expérimental, conçu pour tester la faisabilité scientifique et technique de la production d’énergie par fusion des noyaux atomiques. Il ne produira pas lui-même d’électricité mais permettra aux physiciens et ingénieurs de résoudre divers problèmes avant de passer à l’exploitation industrielle et commerciale de la fusion. Ce sera la plus grande installation de ce type au monde.

Il regroupe aujourd’hui 35 pays : 28 membres de l’Union européenne, mais aussi les États-Unis, l’Inde, la Chine, le Japon, la Suisse, la Corée du Sud et la Fédération de Russie. Le fonctionnement de ce réacteur à fusion nucléaire est basé sur la technologie tokamak, développée par des chercheurs soviétiques dans les années 1950. La construction de l’installation, sise près de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône, a commencé en 2010, pour un lancement du réacteur prévu en 2025 seulement.

Le savoir-faire soviétique

Le NIIEFA, l’Institut Efremov de recherche nucléaire de Saint-Pétersbourg, et l’Institut national de recherche Kourtchatov (Moscou) ont figuré dès le départ parmi les concepteurs chargés de développer le prototype du futur réacteur, […]

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Rusina Shikhatova