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La libération de Palmyre, ou le symbole du combat pour la civilisation

La libération de Palmyre, ou le symbole du combat pour la civilisation

Le 27 mars dernier, l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, a repris la ville de Tadmor et sa cité antique de Palmyre aux combattants de l’État islamique. La libération de cette agglomération, occupée depuis dix mois, constitue un tournant stratégique dans la guerre syrienne, mais également symbolique, sur le plan de la défense du patrimoine culturel mondial.

J’ai passé deux jours à Palmyre

Palmyre a été libérée au petit matin du 27 mars dernier, à l’issue de plusieurs jours d’affrontements violents entre les troupes gouvernementales et les milices syriennes, d’un côté, et les combattants de l’État islamique, de l’autre.Arrivé sur place le 26 mars, à la veille de la libération, Semion Pegov, correspondant de la chaîne russe Lifenews, a expliqué au Courrier de Russie, dans un entretien par Skype, combien la reprise de la ville avait été une affaire délicate.« L’objectif de l’armée syrienne était d’anéantir les terroristes tout en essayant d’épargner les monuments, entame le journaliste. Une équation complexe mais qui a permis de préserver en grande partie ce site historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. »Entouré de milices de volontaires syriens, le correspondant de Lifenews a d’abord pu approcher la cité à 200 mètres pour prendre quelques clichés. « C’était extrêmement dangereux, car les échanges de tirs étaient encore très intenses », témoigne Semion Pegov.En vidéo, les premières images de Lifenews lors de la libération de Palmyre
De retour sur les lieux le lendemain, dimanche 27 mars, le correspondant a pénétré au cœur de la ville désormais libérée. « Quand nous sommes arrivés, les terroristes avaient quitté Palmyre. Mais la cité faisait peine à voir, se souvient le journaliste. Des drapeaux de l’État islamique flottaient sur presque chaque bâtiment, beaucoup de monuments étaient endommagés et d’autres, plus ou moins intacts, étaient recouverts de symboles djihadistes. »Le correspondant a été frappé, au premier abord, par le temple de Baal, détruit en août 2015 par les djihadistes. « Près des vestiges des colonnes démantelées et des amas de gravats, seul un arc avait survécu à l'explosion et tenait encore debout », poursuit Semion Pegov.Non loin du temple, le groupe de journalistes a découvert le laboratoire où les terroristes fabriquaient leurs explosifs. « Ils ont utilisé ce site historique pour masquer leurs activités », déplore le correspondant russe.Il indique que l’amphithéâtre de Palmyre a été relativement épargné par rapport à d’autres monuments. « Les terroristes n’ont jamais eu l’intention de le détruire », explique-t-il, précisant qu’ils s’en servaient pour les exécutions publiques.Le musée de Palmyre, en revanche, a été entièrement saccagé et pillé par les combattants avant leur départ. « L’armée syrienne avait évacué une partie des œuvres d’art avant la prise de la ville par les djihadistes en mai 2015, mais le reste circule probablement en ce moment même sur le marché noir », indique le journaliste.Rappelons que le directeur du site antique de Palmyre,

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