Que se passera-t-il si la Russie quitte le Conseil de l’Europe ?

Le 10 avril dernier, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a voté la suspension jusque fin 2014 des droits de vote de ses 18 membres russes, en guise de sanctions suite au rattachement de la Crimée à la Russie. La délégation russe, en la personne de son chef Alexeï Pouchkov, a menacé, en réponse, de quitter définitivement l’APCE. M. Pouchkov a annoncé qu’une décision serait prise dans les prochaines semaines. Le chroniqueur de la revue en ligne Slon.ru Maxim Samoroukov s’interroge sur ce que la Russie aurait réellement à perdre si elle décidait effectivement de sortir du Conseil de l’Europe.En 1949, les diplomates européens avaient de quoi se féliciter : quelques années plus tôt, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Allemagne et d’autres pays européens s’entretuaient – et voilà qu’ils créaient tous ensemble un parlement unique : l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Dénuée de pouvoir législatif, l’institution avait néanmoins un rôle symbolique fort : elle incarnait, par son existence même, le pas de géant franchi par l’Europe vers la paix – des bombes aux débats parlementaires.Un peu plus tard, les États européens ont créé de nouvelles structures d’intégration, déjà munies de pouvoirs réels. Logiquement, après la fondation du Parlement européen, les pays membres auraient dû dissoudre l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Mais ils ont préféré lui assigner une autre destination : l’APCE est devenue, en pratique, un ersatz de parlement européen pour les pays en voie de développement. Après la dissolution du Pacte de Varsovie et la chute de l’URSS,

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Traduit par Julia Breen

Dernières nouvelles de la Russie

« Le Français » : la Russie face à son passé soviétique

À l’occasion de la sortie de son film Le Français, qui raconte le quotidien d’un étudiant français côtoyant la jeunesse soviétique dans le Moscou de la fin des années 1950, le réalisateur Andreï Smirnov (L’Automne, La Gare de Biélorussie) s’est confié au journal d’opposition Novaïa gazeta. Extraits.

 

22 novembre 2019

Sergueï Lavrov : « L’Union européenne n’est pas un partenaire fiable »

Rencontre Macron-Poutine d’août, échange de prisonniers entre Moscou et Kiev, négociations sur le Donbass : le ministre des Affaires étrangères revient, dans un entretien accordé à Kommersant, sur les grands dossiers internationaux de ces dernières semaines.

 

16 octobre 2019

Igor Kolomoïski : « La guerre dans le Donbass sert les intérêts de Washington »

Le milliardaire Igor Kolomoïski, revenu en Ukraine fin mai après deux ans d'exil, est souvent qualifié de « parrain » du nouveau pouvoir à Kiev. Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire ukrainien Novoïe Vremia, il s'est longuement exprimé sur la situation économique du pays et sur le conflit dans le Donbass.

 

19 juillet 2019