le président biélorusse Aleksandr Loukachenko

Loukachenko : « Sans gaz ni pétrole, comment la Biélorussie pourrait être une dictature ? »

Tous les ans, le président biélorusse Aleksandr Loukachenko invite les journalistes russes à visiter son pays. Piotr Blogov, correspondant pour Lenta.ru, a accepté l’invitation.

le président biélorusse Aleksandr Loukachenkole président biélorusse Aleksandr Loukachenko

Un saut dans le passé

Aller à Minsk, c’est comme aller dans une « ville jouet ». La capitale biélorusse fait penser à une maquette où bâtiments industriels, immeubles staliniens, églises catholiques et mairie se côtoient le long de larges rues presque vides. Qui sait, peut-être que cette ville serait aujourd’hui proche de Prague ou de Cracovie si les autorités biélorusses ne s’étaient pas autant inspirées du style soviétique. Malheureusement, la Biélorussie ne s’inscrit pas dans le circuit touristique des vestiges de l’Europe catholique. Aux yeux des Européens, ce pays reste un « refuge de mal » gouverné par « le dernier dictateur d’Europe ».

Pourtant, la Biélorussie lance régulièrement des campagnes de communication ciblées sur le tourisme et les investisseurs potentiels. Le public visé est russe, pour la simple et bonne raison que peu de Russes regardent BBC News. Aujourd’hui déjà, les investissements russes représentent une part léonine dans l’économie biélorusse et les touristes russes remplissent les caisses des bars et casinos du pays.

Le marathon médiatique organisé par les autorités biélorusses est composé de plusieurs phases, parmi les plus importantes : la conférence de presse d’Aleksandr Loukachenko devant une centaine de journalistes russes, principalement régionaux. Ensuite, la visite de différents sites nationaux, tels qu’une usine de maïs à Ivatsevitchi ou un palais des sports à Brest. Dans leurs déplacements, les journalistes russes sont régulièrement interviewés par les chaînes de télévision biélorusses. Ainsi, il n’est pas rare de voir un participant du marathon ouvrir le journal local de 20h.

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Thomas Gras

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Tatarstan : la langue tatare devient facultative

Depuis le 29 novembre, après plusieurs années de débats houleux, l’enseignement de la langue tatare n’est plus obligatoire dans les écoles du Tatarstan. Le Conseil d’État de la république, sous la pression de Moscou, a tranché : il devient facultatif, à raison de deux heures de cours par semaine. Ekaterina Khodjaeva, sociologue et auteur de nombreux ouvrages sur les mouvements socio-ethniques au Tatarstan, revient pour Le Courrier de Russie sur ce bras de fer linguistique. Le Courrier de Russie : La république du Tatarstan est ethniquement composée d’environ 53,2 % de Tatars et de 39,7 % de Russes. A qui et pourquoi l’enseignement obligatoire du tatar à l’école posait-il problème ? Ekaterina Khodjaeva : Le principal problème résidait dans l’enseignement même de cette langue. Suite à sa désignation comme langue d’État dans la république, au début des années 1990, la législation du Tatarstan a, dans la foulée, garanti son enseignement obligatoire au même niveau que le russe, du primaire à la fin du secondaire, en raison de 5 à 6 cours hebdomadaires. Prise dans la précipitation, cette décision ne tenait toutefois pas compte de l’absence de programme, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 novembre 2017
Société

Sous pression, le boulanger homophobe Sterligov revend sa chaîne moscovite

L’entrepreneur super-orthodoxe et ouvertement homophobe German Sterligov a annoncé la fermeture et la revente de ses boulangeries Khleb i sol à Moscou. Pour rappel : leur entrée était « interdite » aux homosexuels. Chronique d’un scandale. C’était son principal argument de vente : un écriteau en bois, disposé derrière les vitrines, proclamant « Entrée interdite aux pédés ». Et c’est aujourd’hui la principale raison de la revente de ses six boulangeries moscovites, à en croire un message plein de haine posté par Sterligov sur son compte Vkontakte le 1er novembre. « Le procureur fait fortement pression sur moi. Il voulait d’abord que j’enlève le mot pédé de ma pancarte car ce serait soi-disant un terme obscène, alors qu’il est totalement décent. Enfin, bref. Nous l’avons remplacé par sodomites, qui sont comme des pédérastes, sauf que c’est un mot biblique. Or, il s’avère que le vrai problème n’est pas le mot employé mais qu’ils veulent qu’on serve tout le monde, c’est-à-dire MÊME LES PÉDÉS, sinon, après des inspections, ils nous feront fermer. (…) En somme, on m’a proposé de choisir entre mon affaire et ma conscience. J’ai choisi ma conscience », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 novembre 2017
Culture

La bande son de la révolution russe

De la Marseillaise à Hatikvah, quelles étaient les chansons populaires parmi les révolutionnaires russes en 1917 ? LCDR Radio en a concocté une petite compil’, inspirée par le portail d’information Arzamas.La MarseillaiseComme leurs confrères français de la fin du XVIIIe siècle, à qui ils vouaient une certaine admiration, les révolutionnaires bolchéviques se rassemblaient derrière la Marseillaise. Enfin, pas tout à fait la même – celle des travailleurs. Adaptée par le philosophe Piotr Lavrov en 1875, la Nouvelle Chanson, comme on avait aussi coutume de l’appeler, célébrait le reniement de l’ancien monde et appelait le peuple ouvrier à se soulever sur la mélodie originale de Claude Joseph Rouget de Lisle. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

27 octobre 2017