Retour sur la situation en Biélorussie, après l’attentat du 11 avril 2011 à Minsk

Entre la Russie et la Corée du Nord

Huit jours après l’explosion survenue dans le métro de Minsk, les autorités biélorusses, président en tête, s’efforcent, pour rassurer l’opinion biélorusse ainsi que la communauté internationale, de montrer que la situation est sous contrôle. Aleksandr Loukachenko a ainsi déclaré que l’attaque terroriste était prévisible. « Dès avant l’élection présidentielle (du 19 décembre 2010, ndlr) nous savions que nous ferions l’objet de pressions systématiques et délibérées visant à déstabiliser le pouvoir », a-t-il indiqué vendredi.

Attentat non revendiqué

Il est actuellement dans l’intérêt du président Loukachenko, mais surtout des officiels qui risqueraient, s’ils y échouaient, d’être considérés comme responsables, de désigner sans tarder les auteurs de l’acte terroriste. Quitte à faire passer l’attentat pour un « coup » de l’opposition. C’est ce qu’estime Kirill Koktych, originaire de Minsk, professeur de science politique au MGIMO (Institut moscovite des relations internationales) et spécialiste de la Biélorussie. « Les explications produites par les autorités ne sont pas convaincantes, a-t-il indiqué au Courrier de Russie. Leur seule motivation est de démontrer, le plus rapidement possible, qu’ils ont résolu l’enquête ; mais ils ne sont pas, pour autant, eux-mêmes derrière cette attaque. »

Après l’attentat du 4 juillet 2008, le chef du Conseil de Sécurité de Biélorussie, Viktor Cheïman, fut renvoyé, et à la suite de l’attentat d’Oktiabrskaïa, ce sont maintenant le ministre de l’Intérieur Anatoliï Koulitchov et le chef du KGB Vadim Zaïtsev qui sont sur des sièges éjectables.

Quant aux commanditaires, ils se trouvent probablement, selon Kirill Koktych,

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Guillaume Clément Marchal

Dernières nouvelles de la Russie

Présidentielle 2012

Vladimir Ryjkov : « En Russie, les élections ne sont pas des élections »

Vladimir Ryjkov est un peu le DSK de la politique russe. En plus libéral, et probablement moins libertin. La ressemblance s’arrête au niveau des idées. À l’image des démocrates européens ou américains, il prône un État social, qui investit dans l’éducation et la santé, couplé à une économie de marché sans monopole, où règne la libre concurrence. Mais son credo, c’est avant tout le respect de la Constitution russe, bafouée selon lui par Poutine, qu’il décrit dans des éditos incendiaires publiés par Novaïa Gazeta comme un « leader soviétique ». À neuf mois de la prochaine présidentielle en Russie, Le Courrier de Russie a rencontré cet ancien député – hors jeu depuis que son parti a été interdit en 2007 – afin de recueillir son analyse de la campagne et son pronostic pour l’élection. LCDR : À moins d’un an de la prochaine élection présidentielle, considérez-vous le système politique, en Russie, comme un système démocratique ? Vladimir Ryjkov : Non. La Russie n’est pas un État démocratique. Elle ne figure d’ailleurs dans aucun classement des pays démocratiques. La plupart de ces classements la considèrent comme un État non libre, d’autres comme un État partiellement libre. En Russie, un parti (Russie Unie) a le monopole du pouvoir, et ce pouvoir est concentré entre les mains de Poutine, son leader. Les conditions pour une concurrence politique et une participation libre aux élections ne sont pas réunies. LCDR : Il y a pourtant des élections en Russie. V. R. : Nos élections, rongées par la fraude, ne sont qu’une illusion. Sous Staline, il y avait aussi des élections. Staline a été élu au Conseil suprême de l’URSS en 1937, année de la Grande Terreur1. Il convient toujours de distinguer les mots de la réalité : en Russie, les « élections » ne sont pas des élections. LCDR : La Russie n’a-t-elle jamais eu d’élections libres ? V. R. : Selon les spécialistes, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

24 mai 2011
Sorties culturelles

Pas très orthodoxe

Cette année, fait rarissime, Pâques tombait à la même date chez les orthodoxes et chez les catholiques. Plutôt que de me lancer dans une énième tournée des bars, j’avais donc décidé, en ce week-end de fête, d’accompagner un ami au couvent de Novodevitchy pour la célébration pascale, dans la nuit de samedi à dimanche. « Je n’ai pas fait le carême mais je célèbre Pâques », m’explique mon pote qui, pour reprendre ses termes, a « un peu la foi ». Une opportunité pour lui de se repentir de ses péchés, passés et à venir, et l’occasion pour moi d’assister – depuis le temps que j’y pensais – à une messe orthodoxe. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

24 mai 2011
Société

Canicule : la Russie brûlera-t-elle cet été ?

Plusieurs millions d’hectares de forêts ont été détruits l’année dernière par les incendies qui ont ravagé la Russie, touchée par la canicule. Quelle sera la situation cet été ? Faut-il déjà songer à fuir le pays pour éviter de respirer, comme l’année dernière à Moscou, l’équivalent de plusieurs paquets de cigarettes en seulement une heure passée dans la rue ?Avant de crier « sauve qui peut », lecourrierderussie.com a préféré faire un premier état des lieux avec Alekseï Iarochenko de Greenpeace Russie, en charge des questions liées aux incendies de forêts. En cas de nouvelle canicule cet été, quels seront les risques d’incendies ? Le risque est très élevé. Plus qu’un risque, c’est une certitude : des incendies se déclareront cet été en Russie. Greenpeace n’est pas une agence de météorologie et ne prétend pas faire de pronostics exacts, mais il est évident que le pays va être de nouveau touché. En fait, les régions de Tomsk et de Kemerovo sont déjà atteintes par des incendies et la situation s’aggrave d’heure en heure. La partie européenne de la Russie, où brûle déjà la tourbe, sera particulièrement touchée par de nouveaux incendies de forêt. D’autres zones sensibles sont le sud de la Sibérie (régions de l’Altaï et d’Omsk) et l’Extrême-Orient russe. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

20 mai 2011

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