Le Courrier de Russie

Online vs offline : les principales tendances sur le marché de l’e-commerce

Le e-commerce. Crédits : pexels.com

En 2016, le volume du marché de l’e-commerce en Russie a augmenté de 21% par rapport à 2015, atteignant les 920 milliards de roubles. Selon les prévisions, en 2017, il croîtra encore de 20% et son volume dépassera 1,1 trillion de roubles.

Internet en vogue

Cela fait longtemps que, pour un grand nombre de Russes, le shopping virtuel est devenu une habitude. Selon un sondage mené par la société de marketing Nielsen, l’an dernier, 88 % des Russes ont effectué au moins un achat sur Internet. La majorité d’entre eux sont Moscovites ou Pétersbourgeois, mais les habitants des autres régions du pays font de plus en plus leurs emplettes sur la Toile. Ainsi, à en croire l’Association des sociétés d’e-commerce (AKIT), en 2016, le volume des commandes passées dans des boutiques en ligne étrangères par des clients vivant en Ossétie du Nord a augmenté de 68,3 %, dans la région d’Ivanovo de 65,5 %, et en Mordovie de 65,4 %.

L’e-commerce est populaire parce qu’il est plus pratique, plus rapide et plus avantageux de faire ses achats sur Internet que dans les magasins ordinaires. Surtout que, chaque année, de plus en plus de Russes se voient offrir cette possibilité. Selon les données de l’AKIT, 84 millions de Russes âgés de 16 ans et plus se rendent sur Internet au moins une fois par mois, et 54 millions d’entre eux le font depuis un appareil mobile (tablette ou smartphone). « Les clients cherchent non seulement des informations sur un produit via leur smartphone ou leur tablette, mais ils utilisent également de plus en plus ces appareils pour effectuer leur achat », confirme Nelly Mukhitdinova, directrice du département de promotion en ligne chez Svyaznoy.

Le prix avant tout

L’an dernier, les principales tendances sur le marché de l’e-commerce ont été : l’augmentation du temps passé à choisir un article, la hausse du nombre de commandes passées et la baisse du ticket de caisse moyen. Selon l’agence fédérale de statistique Rosstat, les revenus réels des Russes ont chuté de 5,9 % en 2016 par rapport à 2015. Et le nombre d’épargnants a diminué d’un tiers. Cette situation oblige les consommateurs à ne pas faire de dépenses inconsidérées : ils évitent au maximum les achats impulsifs, cherchent les meilleurs prix pour les biens de consommation courante et attendent même souvent les soldes pour acquérir l’un ou l’autre objet. D’après une étude menée par l’AKIT et l’entreprise KupiVip, ce comportement de consommation se rencontre chez 49 % des Russes. Par ailleurs, 10 % des consommateurs préfèrent examiner ou essayer des articles dans les magasins ordinaires pour ensuite les commander sur Internet à un prix plus intéressant.

« Les Russes sont devenus très sensibles au prix des marchandises, désormais leur principal critère de choix », commente Alexeï Fedorov, président de l’AKIT, pour L’économika. Des propos confirmés au sein de l’Association nationale du commerce à distance (NADT). Son président, Alexandre Ivanov, s’appuie sur les chiffres suivants : en 2015, les Russes ont passé en Chine 135 millions de commandes pour un montant total de 2,7 milliards de dollars. En 2016, le nombre d’achats a presque doublé, passant à 230 millions, pour une augmentation d’à peine 10 % en termes monétaires, avec 3 milliards de dollars.

Pour dénicher les bonnes affaires, les internautes ont de plus en plus souvent recours aux ressources internet spécialisées que sont les magasins discount en ligne et les agrégateurs de produits. […]