A l'intérieur du magasin Tsvetnoy. Crédits: 2do2go.ru

« Même en période de crise, le luxe en Russie demeure un marché important »

Daria Yadernaya, directrice exécutive du cabinet de consulting Esper Group, explique les tendances du marché russe du luxe en 2014. Le Courrier de Russie : Selon Bain & Company, le marché russe des produits de luxe enregistrera une baisse de 18% d’ici la fin de cette année. Ce pronostic vous semble-t-il fiable ?Daria Yadernaya : Un recul de 18 % me paraît exagéré et pessimiste : en observant ce qui se passe chez les trois principaux distributeurs de produits de luxe en Russie – Bosco, JamilCo et Mercury –, je ne peux pas confirmer cette tendance. Le taux de change de l'euro par rapport au rouble augmente : ce qui signifie que même en vendant moins d'unités, nous arrivons à un chiffre d'affaires en roubles semblable, grâce au décalage entre le prix des devises actuel et celui au moment du remplissage des stocks. En termes de nombre de marchandises vendues, on peut donc parler d’une chute des ventes de 10 à 15 %, mais en matière de chiffre d'affaires, ça ne représente qu’une baisse de 4 à 5 %. Même les sociétés qui vont mal en ce moment, comme BNS Group, qui ne cache pas ses problèmes, comptent arriver à une croissance de 3 à 4 % de chiffre d’affaires à la fin de l'année. Parallèlement, certaines enseignes, comme le magasin Tsvetnoy, enregistrent une hausse de 20 %, mais il s'agit plutôt d'une réorientation de l'offre vers le marché intérieur russe.LCDR : C'est parce que les Russes voyagent moins à l'étranger qu’ils se tournent vers le marché intérieur ?D.Y. : Les Russes achètent généralement beaucoup à l'étranger – c'est une tendance connue. Mais cette année, ils voyagent moins : ce qui est avant tout dû à l’effet psychologique des sanctions. Ils se disent : « On ne m’attend pas là-bas,

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Rusina Shikhatova

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