Le ralentissement des investissements en Russie: quelles sont les causes? Crédits: forexriski.ru

Pourquoi observe-t-on un ralentissement des investissements en Russie ?

Читать на русскомMalgré une croissance du marché qui se maintient, on observe cette année, en Russie, le plus important ralentissement des investissements depuis 2008. Au nombre des causes principales du phénomène, les experts mentionnent la baisse de la demande intérieure, la chute du cours du rouble et l’accroissement des risques géopolitiques. Toutefois, pour certains, c’est la crise de confiance au sein même du milieu des affaires qui serait réellement à l’origine de ce reflux des investissements.Les chefs d’entreprise se souviendront de 2014 comme d’une année difficile pour l’économie russe, marquée, entre autres, par une brutale dégradation du climat des investissements. L’afflux d’investissements directs étrangers dans le pays aura été divisé par deux en 2014 par rapport à 2013 – jusqu’à environ 30 milliards d’euros, selon le Vienna Institute for International Economic Studies (WIIW).Et la tendance ne concerne pas seulement les investissements étrangers : les investissements en capital fixe ont diminué de 1,3 % au deuxième trimestre de 2014, et le total des investissements de 2,5 % pour les neuf premiers mois de 2014, indique l’Agence fédérale russe de statistique, Rosstat.Rien ne présageait pourtant, il y a encore un an, un tel comportement de la part des investisseurs. D’après une étude d’Ernst & Young, la Russie était, en 2013, entrée pour la première fois dans le trio de tête des pays attirant le plus d’investissements, dépassant la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne et ne le cédant qu’aux États-Unis et à la Chine. L’afflux d’investissements directs étrangers avait ainsi atteint 71 milliards d’euros en 2013, soit 83 % de plus qu’en 2012. Mais la dynamique des investissements est extrêmement sensible aux changements géopolitiques. Et ce sont précisément ces risques géopolitiques, accrus par le conflit ukrainien, qui pèsent actuellement sur les investissements.

Tendance latérale

Pour autant, certains experts estiment que la baisse d’intérêt des investisseurs était déjà prévisible en début d’année. « Nous avons observé jusqu’en mars une croissance faible, mais la chute était inéluctable, vu l’absence manifeste de perspectives, affirme Natalia Orlova, économiste en chef chez Alfa-Bank. Malheureusement, l’économie russe est aujourd’hui dans une période de tendance latérale : dans ces conditions, le faible niveau de risques macroéconomiques – qui se caractérise par un équilibre budgétaire, d’importantes réserves de la Banque centrale et d’autres indicateurs susceptibles d’attirer les investisseurs sur des marchés émergents – augure davantage la possibilité d’une future stagnation.

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LCDR

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