Les produits fermiers russes ont le vent en poupe

Quel a été l’effet de l’embargo alimentaire sur les petits fermiers russes ? Le Courrier de Russie a posé la question à trois entrepreneurs. 390008_original_optChez Taras Kojanov, directeur adjoint de la ferme Lukoz, qui possède 1 700 chèvres et produit près de 2 100 litres de lait par jour, l’embargo suscite autant d’espoirs que d’inquiétudes. Le fermier constate déjà une hausse d’intérêt pour ses produits de la part des distributeurs.« En deux semaines, nous avons reçu l’équivalent du nombre annuel de demandes de clients potentiels », se félicite Taras, précisant qu’il est en ce moment « en phase active de pourparlers avec des dizaines de nouveaux clients ». Le fermier espère que l’embargo servira de coup de pouce pour son entreprise, qui se développe déjà très bien. Créée en mai 2005, la ferme Lukoz distribue ses produits laitiers via la chaîne nationale Magnit mais aussi par le biais de distributeurs locaux à Iochkar-Ola, Kazan, Kirov, Moscou, Nijni Novgorod, Saint-Pétersbourg, Tcheboksary et Tcheliabinsk. Récemment, l’entreprise a ouvert une nouvelle ferme au Tatarstan, qui compte 1 930 chèvres et produit 1 400 litres de lait par jour. Avec ces nouvelles capacités de production, Taras espère parvenir à 30 % de croissance en 2015. Le fermier se réjouit particulièrement de l’embargo sur les fromages : son entreprise fabrique du camembert mais, jusqu’ici, les distributeurs le boudaient. Aujourd’hui, les choses pourraient évoluer.Ces espoirs sont toutefois ternis par le contexte géopolitique inquiétant.

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Vera GAUFMAN

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