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Sous la pression américaine, la Bulgarie suspend le projet South Stream

Sous la pression américaine, la Bulgarie suspend le projet South Stream

Dimanche 8 juin, le Premier ministre bulgare Plamen Orecharski a annoncé la suspension de tous les préparatifs de construction du gazoduc South Stream. La raison invoquée ? Les critiques de la Commission européenne. « Nous déterminerons le cours des travaux après les consultations supplémentaires avec Bruxelles », a déclaré le chef du gouvernement bulgare.La Commission européenne s’oppose en effet depuis longtemps à la construction de ce gazoduc, qui doit relier la Russie à l’Europe via la mer Noire. Détenu par le géant gazier russe Gazprom (50 %), le groupe énergétique italien ENI (20 %), le groupe allemand Wintershall (15 %) et le groupe français EDF (15%), South Stream devait passer par la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie, la Slovénie, la Grèce et l’Italie pour aboutir en Autriche.Le gazoduc devait contourner l’Ukraine, la privant ainsi de son monopole sur le transit du gaz russe en Europe sud-orientale. Le South Stream aurait dû être lancé fin 2015 et assurer des livraisons de 61 milliards de mètres cubes de gaz par an. Depuis l’automne 2013, la Commission européenne essaie de stopper officiellement sa construction, mais jusqu’ici, les pays participants défendaient le projet, faisant la sourde oreille aux critiques de Bruxelles.Fin avril 2014, en pleine crise ukrainienne, le groupe gazier autrichien OMV a ainsi signé avec Gazprom un accord sur la construction d’un tronçon de South Stream sur son territoire. En mai, le Premier ministre hongrois a rencontré le président de Gazprom Alexeï Miller afin de lui demander d’accélérer les travaux de construction du tronçon hongrois.

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Un dossier préparé par Inna Doulkina