Исследовательский холдинг «Ромир» выяснил, как изменились потребительские привычки россиян за последние сто лет. Il était une fois le consommateur russe. rencontre avec Andrey Milekhine, président du holding de recherches Romir.

Il était une fois le consommateur russe

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Il y a tout juste 100 ans, en 1913, la Russie impériale vivait son apogée. Aujourd’hui, la Fédération de Russie a tout pour devenir le premier marché de consommateurs en Europe, et le quatrième au monde d’ici 2020. Comment le marché russe de la consommation a-t-il évolué depuis un siècle ? Pour répondre à la question, Le Courrier de Russie a rencontré Andrey Milekhine, président du holding de recherches Romir. 

Le Courrier de Russie : En étudiant les résultats de vos recherches (voir schémas 1 et 2), on remarque deux choses. En cent ans, en Russie, premièrement, la production d’avoine a chuté, deuxièmement, la consommation d’œufs a explosé.

Andrey Milekhine : C’est vrai (rires). Malgré ce siècle écoulé, marqué par des révolutions, des guerres, etc., la configuration économique de la Russie n’a pas bougé. Le statut de la Russie en tant que fournisseur d’énergie pour l’Europe est resté le même. Si autrefois, c’était l’avoine, qui servait notamment à nourrir le bétail et les chevaux, c’est aujourd’hui en pétrole qu’elle fournit les pays européens. C’est-à-dire que le principal produit d’exportation est resté un combustible. Quant aux œufs, il faut se rappeler qu’en 1913, la population de la Russie était à majorité écrasante paysanne – et les œufs étaient un produit de luxe. Aujourd’hui, les Russes en consomment bien plus, et en utilisent aussi beaucoup dans des aliments dérivés, mayonnaise ou autres.

LCDR : Qu’est-ce qui a changé dans les habitudes de consommation ?

Il était une fois  le consommateur russeIl était une fois  le consommateur russe

A.M. : Elles ont énormément changé. À une exception près : la consommation de pommes de terre. Les Russes se sont également mis à davantage boire – et de tout. La consommation de vodka a doublé, celle de la bière a été multipliée par douze ! […]

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Thomas Gras

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