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Florence Gervais d’Aldin, directrice de la société Feïa Rozi (Fée de la Rose). le parfum des roses

Feïa Rozi : le parfum des roses

Depuis deux ans, Florence Gervais d’Aldin développe une serre de production de roses rares à Babynino, un village perdu en pleine campagne à 40 kilomètres de Kalouga. Le Courrier de Russie est allé à la découverte de ce projet unique en Russie.

Dans cette petite entreprise de production de roses rares, il n’y a pas véritablement de logique. « Tout fonctionne au feeling », explique Florence Gervais d’Aldin, directrice de la société Feïa Rozi (Fée de la Rose). Voici deux ans qu’elle tente de promouvoir des roses… qui sentent, chose jusqu’alors inexistante sur le marché russe. « Nous tâtons le marché et le découvrons peu à peu, il n’y a donc pas de plan préétabli dans notre démarche professionnelle », confie Florence, qui réside en Russie depuis maintenant 18 ans.

Un projet original qui a coûté, à ce jour, 6 millions d’euros à ses actionnaires, dont Florence fait partie. La nouveauté vient « du choix de variétés rares et peu productives », indique-t-elle. Il n’existe pas de production de roses parfumées en Russie, ni même de production « de haute qualité comme la nôtre », reprend-t-elle. Le marché des fleurs en Russie correspond à une production de masse privilégiant le rendement maximal au m² et la résistance, avec une tenue pouvant aller jusqu’à 15 jours. Voilà pourquoi les roses que l’on trouve chez les fleuristes sont réfrigérées et n’ont plus aucune odeur. Les roses produites par Feïa Rozi conservent leur parfum, mais elles sont fragiles : leur durée de vie est de 5 à 7 jours maximum. « Nous cultivons principalement des roses de jardin afin de redécouvrir un produit qui s’est raréfié sous la pression de la consommation de masse »,

[…]

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Gabrielle Leclair

Dernières nouvelles de la Russie

Gens

Objectif Russie

Читать эту статью на русском James Hill est photoreporter pour le New York Times en Russie depuis plus de 15 ans. Cet Anglais de 44 ans explique pourquoi il est venu s’y installer et pourquoi il y vit encore. Le Courrier de Russie : Vous vivez en Russie depuis presque 15 ans. Par choix ? James Hill : Après avoir obtenu mon diplôme de photojournaliste en 1991 au London College of printing, j’ai voulu partir en Union soviétique car c’était là que ça bougeait. D’Angleterre, on n’entendait parler que de la chute du mur de Berlin. C’est toujours bien d’arriver dans un pays quand il va s’y passer quelque chose. La Russie est un pays qui me fascine, et qui me fascinait encore plus à cette époque. L’autre raison est que je me suis vite rendu compte – au cours de stages au Times, au Guardian ou au Daily Mirror – qu’il y avait trop de concurrence en Angleterre, et je n’étais alors pas très bon en photo. LCDR : Où êtes-vous arrivé exactement, en Union soviétique ? J.H. : Je voulais partir en Russie mais j’avais besoin d’un sponsor pour obtenir mon visa. Ce n’était pas possible sans aide. Un ami en Ukraine m’a permis d’obtenir le visa et m’a offert un logement. Je suis parti à l’aventure en octobre 1991. Au Times, ils m’avaient offert 30 pellicules en me tapant sur l’épaule, l’air de dire « Vas-y. Et bon courage ! ». C’était juste un petit geste, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

6 décembre 2010
Gastronomie russe

Triste samedi chez Khlestakoff

Un samedi de novembre, 13h15. Le restaurant est vide et il fallait s’y attendre. Mauvais mois, mauvais jour. Novembre est la période la plus déprimante de l’année, avec le mois de mars et la fonte des neiges. Il fait gris du matin au soir, le ciel est prêt à vous tomber sur la tête, les jours raccourcissent à vitesse grand V, et la neige lumineuse et vivifiante se fait trop attendre. Bref, tout le monde reste chez soi, à se morfondre. Surtout un samedi midi : lendemain de fête exige repos. Pendant que les Moscovites font la grasse mat’, nous nous laissons entraîner par les serveurs du restaurant franco-russe Khlestakoff à prendre place à une jolie table nappée. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

3 décembre 2010
Gens

Au goût du Kremlin

Jérôme Rigaud est le seul étranger employé à la présidence russe. Depuis bientôt trois ans, le chef cuisinier français prépare lui-même les plats qui sont servis à la table présidentielle dans le palais du Kremlin et ailleurs. Pour le plaisir de Dmitriï Medvedev et de ses hôtes, il a adapté sa cuisine au goût russe. Portrait d’un chef friand de défis et de diversité. Читать эту статью на русском « Travailler dans les cuisines du Kremlin, c’est comme dans le sport : il faut gagner le match tous les jours. » Depuis janvier 2008, Jérôme Rigaud est le responsable cuisinier des réceptions données par le président Medvedev. Quand on demande à ce Français de 35 ans comment il est arrivé là, il répond tout simplement qu’il s’est trouvé « au bon endroit au bon moment ». Ce que confirme son parcours professionnel, qui n’est qu’une suite d’opportunités saisies au vol. Un enchaînement de défis qu’il s’est lancés depuis qu’il a su qu’il ne pourrait plus jouer au rugby, sport auquel il s’adonnait depuis l’adolescence. À l’âge de 19 ans, ce joueur de deuxième division à Perpignan se blesse. A la suite d’une rupture des ligaments croisés du genou, Jérôme doit renoncer non seulement à sa passion mais également à son rêve de devenir un jour inspecteur de police. « Une immense déception », souligne-il. Le jeune homme, natif d’Abidjan (Côte d’Ivoire), restera « déprimé » jusqu’au jour où un ami serveur lui propose de venir l’aider pour la soirée du Nouvel An dans un restaurant de Perpignan. Jérôme a alors 22 ans, et se découvre une nouvelle vocation : « Ca m’a donné envie d’ouvrir un restaurant ». Il décide d’en faire son métier. Après avoir été formé, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

22 novembre 2010

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