Florence Gervais d’Aldin, directrice de la société Feïa Rozi (Fée de la Rose). le parfum des roses

Feïa Rozi : le parfum des roses

Depuis deux ans, Florence Gervais d’Aldin développe une serre de production de roses rares à Babynino, un village perdu en pleine campagne à 40 kilomètres de Kalouga. Le Courrier de Russie est allé à la découverte de ce projet unique en Russie.

Dans cette petite entreprise de production de roses rares, il n’y a pas véritablement de logique. « Tout fonctionne au feeling », explique Florence Gervais d’Aldin, directrice de la société Feïa Rozi (Fée de la Rose). Voici deux ans qu’elle tente de promouvoir des roses… qui sentent, chose jusqu’alors inexistante sur le marché russe. « Nous tâtons le marché et le découvrons peu à peu, il n’y a donc pas de plan préétabli dans notre démarche professionnelle », confie Florence, qui réside en Russie depuis maintenant 18 ans.

Un projet original qui a coûté, à ce jour, 6 millions d’euros à ses actionnaires, dont Florence fait partie. La nouveauté vient « du choix de variétés rares et peu productives », indique-t-elle. Il n’existe pas de production de roses parfumées en Russie, ni même de production « de haute qualité comme la nôtre », reprend-t-elle. Le marché des fleurs en Russie correspond à une production de masse privilégiant le rendement maximal au m² et la résistance, avec une tenue pouvant aller jusqu’à 15 jours. Voilà pourquoi les roses que l’on trouve chez les fleuristes sont réfrigérées et n’ont plus aucune odeur. Les roses produites par Feïa Rozi conservent leur parfum, mais elles sont fragiles : leur durée de vie est de 5 à 7 jours maximum. « Nous cultivons principalement des roses de jardin afin de redécouvrir un produit qui s’est raréfié sous la pression de la consommation de masse »,

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Gabrielle Leclair

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