Les Russes face à la crise : ceux qui ont renoncé aux crédits et aux vacances

Dépenser ou économiser ? Le Courrier de Russie publie une série de conversations entendues sur la crise, le taux de change et les perspectives économiques dans les magasins, les universités, les hôpitaux et les restaurants de Moscou.
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Sur les crédits

La majorité des personnes qui se sont exprimées considèrent qu’il vaut mieux, vu l’instabilité actuelle des devises étrangères, avoir des crédits et des dépôts en roubles. Par ailleurs, beaucoup de ceux qui avaient l’intention de contracter un crédit important ont changé d’avis. Vassili, médecin chevronné, confie :— On voulait prendre une hypothèque, mais… C’était déjà irréaliste à la base, alors aujourd’hui, je ne vous dis pas…— C’est toujours irréaliste !, commentent ses collègues, en riant.— C’est juste impossible, je dirais, poursuit Vassili. Avant l’envolée du taux de change, ma femme et moi envisagions encore plusieurs options et nous nous renseignions sur les prix, mais aujourd’hui, nous nous sommes calmés. À la place, nous consacrons du temps à nous-mêmes.

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Maïlis Destrée

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