Les Russes face à la crise : le déni et les plans B

Dépenser ou économiser ? Le Courrier de Russie publie une série de conversations entendues sur la crise, le taux de change et les perspectives économiques dans les magasins, les universités, les hôpitaux et les restaurants de Moscou. 
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— Pour ma soeur, c’est très difficile, entend-on dire dans le tram. Ses collègues ont été licenciés. Son salaire à été divisé par deux, et elle va travailler pour trois. Aujourd’hui, elle en est au premier stade d’acceptation de l’inéluctable : le déni. Elle dit en souriant : « Il n’y a pas de crise ! Les prix n’ont pas augmenté. Je n’ai pas besoin de mon salaire. J’ai toujours aimé travailler. »La particularité du marché de l’emploi en Russie réside dans le fait qu’en période de crise, on ne procède pas à des vagues de licenciements, comme souvent dans les pays occidentaux, comme le note Vladimir Guimpelson, directeur du Centre de recherche sur l’emploi de l’École des hautes études en sciences économiques.

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Maïlis Destrée

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