Rouslan Baïramov. Crédits: Dmitry Lebedev / Kommersant

« Nous sommes 140 millions en Russie : c’est nous, le pouvoir, le business – c’est nous les citoyens ! »

Quel que soit le niveau de développement économique d’un pays ou son statut international, les cultures sont égales : c’est le slogan d’Ethnomir, ce parc d’attractions situé à 100 km de Moscou. Ses 140 hectares de superficie abritent une dizaine de villages reproduisant fidèlement l’architecture et le mode de vie des peuples de Russie et du monde. On peut y découvrir le fonctionnement du poêle russe traditionnel, y goûter des mets népalais, y fabriquer des pots d’argile indiens… Ethnomir accueille chaque année 450 000 visiteurs. Son créateur, Rouslan Baïramov, s’est confié à la revue Rousskiï Reporter.Rousskiï Reporter : D’où venez-vous ?Rouslan Baïramov : Je suis né en Azerbaïdjan, à Novo-Ivanovka. C’est un village de vieux croyants orthodoxes fondé en 1853, par un de mes ancêtres. Ma mère est une vieille croyante, elle s’est mariée avec un Azéri, et je suis né de cette union. Évidemment, aux yeux de sa communauté, c’était une faute impardonnable !R.R. : Comment les vieux croyants se sont-ils retrouvés en Azerbaïdjan ?R.B : Ils s’y sont installés au milieu du XIXème siècle [Dans l’Empire russe, les vieux croyants subissaient de multiples pressions de la part du pouvoir autant que de l’Église officielle, qui les ont souvent contraints à s’exiler dans des régions lointaines, ndlr]. En quittant leurs régions d’origine, ils concluaient avec le pouvoir impérial une sorte d’accord tacite, du type « touche pas à ma foi, et j’irai en échange représenter la Russie sur ses frontières ». Où qu’ils aient vécu, les vieux croyants sont parvenus à préserver la culture russe, à sauver l’essence de la Russie. C’est pour ça que, en arrivant pour la première fois à Moscou, j’ai eu un choc. Mon village natal d’Azerbaïdjan était bien plus russe que la capitale !R.R. : Comment caractériseriez-vous les vieux croyants ?R.B. : Ce sont des gens forts,

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Inna Doulkina

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