Même par temps froid, Artiom-le-conducteur porte le short

Changer de vie en Sibérie

Artiom Belozerov vit à Omsk, une grande ville (1 600 000 habitants) de Sibérie du Sud. Après avoir longtemps travaillé comme juriste, il a démissionné pour devenir chauffeur de marchroutka, ces minibus qui complètent le réseau municipal des bus. Le magazine Rousskiï Reporter a rencontré Artiom pour tenter de comprendre ses motivations.Je rencontre Artiom dans un café, à Omsk. C’est un jeune homme à la barbe épaisse, aux longs cheveux noirs et au regard très ouvert, enfantin. Il est élégant, et on se l’imagine plus facilement en couverture d’un magazine de mode qu’au volant d’une marchroutka.« Ce n’est pas vraiment un travail, entame Artiom. Je conduis une marchroutka tout simplement parce que j’aime ça. » « Tu as tout de même abandonné une carrière de juriste », lui dis-je. « Ma carrière de juriste, je la voyais en enfer », lance-t-il, avant de me raconter en détails ses journées de travail, autrefois, à la direction régionale de l’éducation.« Je me réveillais très tôt, je passais du temps dans les embouteillages, j’arrivais au bureau et on me donnait un tas de choses à faire jusqu’à la pause déjeuner. Alors, je faisais semblant de bosser toute la journée, je finissais par m’y mettre un peu vers le soir, et ensuite je rentrais chez moi avec la tête qui explosait. Alors qu’avec ce nouveau travail, ma tête va très bien, et même la fatigue m’est plutôt agréable. Je rentre à la maison le soir et je bouillonne d’énergie. »Je suppose qu’Artiom a dû perdre en salaire – un juriste, ça gagne quand même plus qu’un conducteur de marchroutka !« Que nenni, me répond-il. J’ai été moi-même vraiment surpris, mais on peut gagner très correctement sa vie en conduisant une marchroutka,

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Inna Doulkina

Dernières nouvelles de la Russie

Arythmie : à voir pendant la Semaine du cinéma russe à Paris

La Semaine du cinéma russe vient d’ouvrir à Paris. Si vous n’aviez qu’un film à voir, optez pour Arythmie de Boris Khlebnikov.

 

9 novembre 2017

Que reste-t-il de 1917 ?

Le centenaire de la révolution, en Russie, est tout sauf une grande fête. Le temps des parades et des festivités collectives est révolu.

 

7 novembre 2017

« Notre mission est la promotion de la littérature russe à l’étranger »

Plus de 40 œuvres d'auteurs russes ont été publiées en français grâce à l’Institut de la traduction. Le directeur explique ce projet.

 

31 octobre 2017