Lancer des couteaux par amour de la Russie

Deux médailles d’or plus deux de bronze : c’est le butin que Galina Tchouvina a rapporté dans sa Sassovo natale depuis la Tchéquie, qui accueillait en septembre dernier le treizième championnat du monde de lancer de couteaux. Sur la centaine de participants, Galina était la plus âgée : elle vient de fêter son soixante et unième anniversaire. Ayant travaillé toute sa vie comme ingénieur, Galina ne s’est mise au lancer de couteaux qu’à 55 ans, quand elle a pris sa retraite. C’était l’année 2007. Pour arrondir les fins de mois, Galina s’est faite embaucher au vestiaire d’une piscine municipale de Sassovo, ville de la région de Riazan. En donnant les manteaux, elle a entendu deux jeunes gens parler de l’ouverture d’un tout nouveau club de lancer de couteaux.« Je peux venir aussi ? », leur a-t-elle demandé, presque sans le vouloir. « Ça a été comme un déclic. Au mot couteau, mon cerveau a réagi. » Les clients de la piscine ont assuré Galina que ça ne posait aucun problème : le règlement international des compétitions de lancer de couteaux autorise la participation jusqu’à 70 ans. Galina était ravie : « C’était une période difficile pour moi, se souvient-elle. Je venais d’enterrer ma mère, je n’avais plus d’argent, j’étais déprimée. J’avais demandé à Dieu de m’accorder son soutien. Il m’a entendu : quelques jour après, j’entendais cette conversation à la piscine. C’est lui qui m’a mis ce couteau entre les mains, poursuit la sportive. Sans ça, je me serais suicidée. »Jusqu’à la première séance d’entraînement,

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Julia Breen

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