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Double diplôme : étudier en France pour travailler en Russie

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Jeunes et ambitieux, ils possèdent tous au moins deux diplômes d’enseignement supérieur : un russe et un français. Сes dernières années, le nombre de doubles diplômes franco-russes s’est rapidement accru, passant d’une cinquantaine il y a deux ans à 127 aujourd’hui. À quel avenir professionnel se préparent les doubles-diplômés ?

Yegor Pélévine : « La Russie est un pays normal »

егорYegor Pélévine, 30 ans, est originaire de la région de Moscou. Il a un double diplôme de L’école des hautes études en sciences économiques de Moscou (EHESE) et de l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP). Il dirige aujourd’hui le département de business planning chez United Petrochemical Company, filiale pétrochimique d’AFK Sistema, géant industriel et financier russe.

En 2005, l’EHESE, où Yegor étudiait en cinquième année, a conclu un accord de double diplôme avec l’École européenne de management à Paris (ESCP Europe). « J’ai fait des recherches et j’ai vu que l’ESCP comptait parmi les grandes écoles les plus réputées en France, raconte-t-il. Et, lorsque mon professeur à l’EHESE m’a proposé de poursuivre mon cursus là-bas, je n’ai pas hésité. »

Si, de nom, la Sorbonne demeure l’université française la plus connue des Russes, Yegor a opté pour un établissement hautement classé à l’échelle européenne. Grâce à une bourse du gouvernement français qui couvrait ses frais de scolarité (8 000 euros), le jeune homme a pu réaliser son rêve et partir étudier en France pour une année universitaire.

« C’était mon tout premier voyage à l’étranger », se souvient-il. À l’arrivée à Paris, le jeune homme a dû faire face à de multiples épreuves : l’école ne fournissait pas de places en résidence universitaire, et il lui a fallu un mois pour trouver un logement – un studio minuscule pour 350 euros par mois. Yegor s’en est bien sorti grâce à un ami français qu’il avait rencontré à Moscou, à L’EHESE, dans le cadre d’un échange. « J’avais fait une présentation intitulée La Russie est un pays normal, poursuit-il. Un étudiant français s’est approché de moi pour faire connaissance, nous avons échangé nos contacts. À mon arrivée en France, c’est lui qui m’a accueilli pendant le premier mois. »

Autre difficulté que Yegor a dû affronter : le décalage entre les parties russe et française du programme. « J’ai eu du mal à expliquer aux enseignants que je n’avais pas besoin des cours sur les bases de comptabilité parce que je possédais déjà une licence russe en économie, confie Yegor, qui ne tarit pas d’éloges sur la qualité de l’enseignement russe. En Russie, on étudie les matières plus profondément et on passe plus de temps à envisager différents cas de figure. […]

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Rusina Shikhatova

Dernières nouvelles de la Russie

Culture

Le retour du grand roman russe

En 2015, le premier roman de Gouzel Iakhina, Zouleikha ouvre les yeux, s’imposait dans la littérature russe, devenant aussitôt un best-seller national. Ce récit de la dékoulakisation, qui conduit le lecteur du Tatarstan à la Sibérie est aujourd’hui traduit en 16 langues. Le Courrier de Russie a rencontré sa traductrice française, Maud Mabillard. Le Courrier de Russie : Parlez-nous de votre première rencontre avec Zouleikha… Maud Mabillard : J’ai découvert ce texte alors que j’étais à Krasnoïarsk, en Sibérie, près du lieu de l’action du livre. On m’en avait parlé avec un enthousiasme rare, et je m’étais précipitée dans les librairies, mais elles étaient toutes en rupture de stock… J’ai fini par le trouver et appris que l’éditeur pour lequel je travaille possédait les droits de traduction. Je travaillais à l’époque sur une autre traduction, dont l’action se passait aussi en Sibérie : La zone d’inondation, de Roman Sentchine, qui parle de la destruction d’un village. Or le roman de Gouzel Iakhina parle de la construction d’un village… LCDR : Qu’est-ce qui a été le plus difficile, pour vous ? M.M. : Outre le récit extraordinaire, très cinématographique, plein d’aventures, ce roman est très beau, le style, la langue en sont très harmonieux. Et je savais que si j’échouais à rendre la force de cette écriture, la moitié du livre serait perdue. C’est sans doute ce qui a été le plus difficile : préserver la mélodie du texte, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

16 février 2018
En régions

Norilsk, une ville nickel

Située au-delà du cercle polaire, Norilsk est considérée comme la ville de plus de 150 000 habitants la plus septentrionale, la plus froide et l’une des plus polluées du monde. Le Courrier de Russie a tenté de comprendre ce qui se cachait derrière tous ces superlatifs. Reportage. Ville fermée Norilsk se situe à près de 3 000 kilomètres de Moscou, dans le nord de la région de Krasnoïarsk, à 300 km au nord du cercle polaire. Toutefois, pour vous y rendre, il vous faudra traverser près de la moitié du pays. Aucune voie ferrée ou route ne reliant la ville, le moyen le plus rapide de gagner Norilsk est l’avion (4 heures de vol). Par la mer, le trajet – en brise-glace – depuis Mourmansk prendrait une semaine. Norilsk a longtemps été une cité fermée, peuplée exclusivement des employés et ouvriers du combinat de nickel et de leurs familles. Une tendance qui perdure relativement aujourd’hui : seuls les citoyens russes peuvent entrer librement dans la ville ; les étrangers doivent obtenir une autorisation préalable. Le Saint-Pétersbourg polaire Les bâtiments du centre de Norilsk, construits à la fin des années 1940, forment un ensemble architectural unique, qui n’est pas sans rappeler Saint-Pétersbourg. Ce n’est pas un hasard : Vitold Nepokoïtchitski, l’architecte de la ville, a étudié dans la capitale du Nord et considérait l’école d’architecture de Leningrad comme la seule valable. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

21 novembre 2017
Économie

Tastin’France : des viticulteurs français à l’assaut du marché russe

Le bureau moscovite de Business France a organisé début novembre une série de dégustations de vins et spiritueux français en Russie et CEI. Baptisé Tastin’France, l’événement a démarré le 30 octobre à Almaty, au Kazakhstan, avant d’investir Moscou, puis Ekaterinbourg. Malgré la crise, 23 sociétés françaises sont venues présenter leurs produits en Russie et au Kazakhstan. « C’est un signe de l’intérêt que portent les producteurs de vin français au marché russe », a déclaré Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Russie, face aux participants de l’événement à Moscou, le 1er novembre. La salle de conférence de l’hôtel moscovite Lotte Plaza est devenue, pour cette demi-journée, un lieu de rencontre entre viticulteurs français et distributeurs russes. Certains des présents ne cachaient pas leur enthousiasme, à l’image de Josiane Chassagnard, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

6 novembre 2017

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