L'âme du vin, LCDR a interrogé trois sommeliers sur les habitudes des Russes en la matière et les enjeux de leur profession.

L’âme du vin

Si fort que puisse être l’amour des Russes pour la vodka, il ne les empêche pas d’apprécier le vin pour accompagner un repas. Le Courrier de Russie a interrogé trois sommeliers sur les habitudes des Russes en la matière et les enjeux de leur profession.Sergueï Aksenovskiï, chef-sommelier du restaurant Casta DivaSergueï Aksenovskiï, chef-sommelier du restaurant Casta Diva : « Je suis arrivé à Moscou en 2005. J’avais étudié au sein de l’école de gastronomie Hédiard et, vu que le groupe ouvrait à l’époque sa première boutique à Moscou, j’ai commencé à y travailler. C’est alors que j’ai compris combien le vin m’intéressait. J’ai donc entamé, en parallèle, une formation à l’école des sommeliers Enotria. Le matin, j’allais en cours, et l’après-midi, je travaillais comme caviste chez Hédiard. De par ma formation initiale de géographe, j’étais un peu en avance sur les autres étudiants : j’avais les cartes en tête, j’étais déjà au fait de tout ce qui concerne la géologie, les sols, la terre, etc… Être sommelier, ce serait comme connaître sur le bout de la langue toute la population d’un village : il faut se souvenir des noms, des dates de naissance, des particularités de caractère, des visages et de la couleur des yeux... et aussi savoir comparer les uns avec les autres.En choisissant les sommeliers qui vont constituer mon équipe, je ne m’attache pas qu’au CV. L’essentiel, pour moi, c’est que le candidat connaisse les vins et, avant tout, qu’il sache en parler. C’est simple : il faut qu’à la sortie de l’entretien d’embauche, j’aie envie d’y goûter. C’est un métier où l’on doit savoir passionner son interlocuteur,

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Propos recueillis par Vera GAUFMAN

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