Les femmes ou les enfants d’abord

On dit les femmes russes très attachées aux valeurs familiales. Mais sont-elles prêtes à sacrifier leur carrière au profit d’un borchtch bien chaud et d’un appartement bien rangé ? Le Courrier de Russie a mené l’enquête.Jeanne Andreeva, réalisatrice pour la chaîne russe Pervyï Kanal, a accouché il y a 8 mois. Mère célibataire, elle a dû confier son fils aux soins d’une nourrice après les 70 jours de congé maternité prévus par la loi et revenir au boulot - les allocations ne lui suffisaient pas : « Je ne pouvais pas rester longtemps en congé maternité puisque je suis mère célibataire et que j’ai, de surcroît, un crédit sur le dos. Heureusement, le père de mon fils paie la nourrice (180 roubles – 4 euros – de l’heure), sinon je ne m’en serais pas sortie.»L’employeur de Jeanne s’est montré généreux – elle a reçu, pour la naissance de son fils, un « cadeau » de 30 000 roubles (700 euros). « Notre équipe est composée majoritairement de gens plutôt jeunes. Et la direction les embauche en ayant conscience qu’ils vont fonder une famille. Tout le monde me soutenait pendant la grossesse », confie Jeanne.À en croire Asida Agrba, juriste chez CMS, la plupart des employeurs préfèrent aujourd’hui respecter la loi concernant les femmes enceintes : « Une femme enceinte est très bien protégée par la loi russe. Elle ne peut pas être licenciée jusqu’à ce que son enfant ait atteint l’âge de trois ans, à moins bien sûr que l’organisation qui l’emploie ne soit liquidée. Et si elle est mère célibataire,

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Vera GAUFMAN

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