Damien Cochelin : « Il y a des choses qui se disent entre Russes et qui ne se diront jamais entre Russes et Français »

Damien Cochelin dirige l’usine CECAB Koubanskie konservy dans la région de Krasnodar. Il explique au Courrier de Russie comment trouver un bon terrain agricole et établir de bons rapports avec les administrations locales. Le Courrier de Russie : Comment êtes-vous arrivé en Russie ?Damien Cochelin : J’ai terminé mes études d’ingénieur en agriculture en 1998 et à l’époque, en France, il fallait encore faire l’armée. J’avais le choix entre un service militaire traditionnel en France et travailler pour une entreprise française à l’étranger. J’ai étudié les opportunités du moment. J’étais attiré par la Russie, je voulais découvrir ce pays. Je suis tombé sur une offre de Louis Dreyfus qui recherchait des agronomes pour un projet en région de Voronej, dans la ville de Bobrov. J’ai été immergé directement. J’ai démarré avec une assistante, on se déplaçait beaucoup et j’ai rapidement compris qu’il faudrait me mettre au russe. D’une part parce que peu de gens parlent français ou anglais et, de l’autre, parce qu’il y a certaines communications qui doivent se faire directement. Au début, c’était assez dur : l’hiver est long. Mais vu que l’été est très intensif, ça fait aussi du bien de se reposer en hiver. Les gens de Voronej sont très chaleureux. Mais c’est vrai que l’alcoolisme existe partout,

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Vera GAUFMAN

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