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L’Algérie s’ouvre au blé russe

L’Algérie s’ouvre au blé russe

Valery Matytsin/TASS

Le gouvernement algérien a annoncé son intention de relever à 0,5 % le seuil de grain punaisé (piqué par les punaises des céréales) autorisé dans les importations de céréales. Cela ouvre aux producteurs de blé russes un marché traditionnellement dominé par les Français...

Le réchauffement climatique et l’allongement des durées de conservation du grain favorisent le développement de la punaise des céréales, un insecte nuisible. En conséquence, certains importateurs modèrent leurs exigences de qualité. C’est le cas de l’Arabie saoudite (dont le seuil de grain punaisé était précédemment fixé à… 0 %) ou désormais de l’Algérie (0,1 %). Au demeurant, 0,5 % de céréales défectueuses ne nuit pas à la qualité des farines – le niveau critique se situant aux alentours de 4-5 %.

Pour les producteurs russes (et ukrainiens) de blé, cet assouplissement est une bonne nouvelle. En effet, le climat des fertiles régions bordant la mer Noire plaît particulièrement aux punaises, dont les agriculteurs peinent à contenir la propagation. Jusqu’à présent, ceux-ci étaient donc exclus du marché algérien, dominé à 70 % par leurs homologues français. Ces derniers, produisant dans des conditions moins favorables aux nuisibles, sont d’ailleurs accusés d’avoir exercé un intense lobbying à Alger pour la tolérance zéro aux punaises…

En revoyant leur cahier des charges, les Algériens espèrent stimuler la concurrence et faire baisser les prix : une nécessité, alors que le cours des hydrocarbures, principale source de revenus du pays, a connu des jours meilleurs. Par ailleurs, les intempéries des dernières années ont perturbé les récoltes de plusieurs fournisseurs – dont la France –, réduisant les livraisons.

Un pas en avant,

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