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Une économie étonnamment résiliente

Une économie étonnamment résiliente

INSTALLATION D'UN BOUCLIER DANS LE TUNNEL DE LA STATION DE MÉTRO VYSTAVOTCHNAÏA, À MOSCOU, LE 29 AVRIL 2020. PHOTO : VLADIMIR GERDO / TASS SOCIÉTÉ

Vladislav Inozemtsev est le directeur du Centre de recherches sur les sociétés post-industrielles.


L’économie russe résiste globalement mieux à la crise du coronavirus que celle de certains pays développés. Il reste à espérer que cette tendance ce maintiendra.

Au début de mars 2020, lorsqu’il est devenu évident que l’épidémie de Covid-19 n’épargnerait pas la Russie, de nombreux économistes russes (dont l’auteur de ces lignes) prédisaient de lourdes conséquences pour le pays : chute brutale de la production, baisse du niveau de vie, flambée du chômage et entrée dans une longue récession.

Au regard des résultats des sept premiers mois de 2020, la Russie s’en sort beaucoup mieux que prévu, et un certain nombre de pays développés pourraient l’envier.

Un bilan encourageant

Voyons les chiffres. Le PIB russe a progressé d’1,6 % au premier trimestre, puis reculé de 8,5 % au deuxième. C’est mieux qu’aux États-Unis (-1,3 % et -9,5 %) et que dans la zone euro (-3,6 % et -12,1 %). En Russie, le commerce de détail a également moins pâti de la crise. En juillet, le secteur affichait une baisse de seulement 2,6 % en glissement annuel. Les spécialistes tablent sur un recul de 0,7-2,0 % à la fin de l’année, contre -10,5 % outre-Atlantique.

Le secteur automobile, après avoir subi un effondrement catastrophique des ventes au printemps (-72,4 % pour les véhicules utilitaires légers en avril, selon l’Association des entrepreneurs européens – AEB), se remet de manière convaincante : selon les premiers calculs de l’agence spécialisée Avtostat, 164 500 unités ont été écoulées en juillet (+10 %), ce qui place la Russie à la quatrième place européenne derrière l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne.

La résistance de l’économie russe s’explique notamment par la forte participation du secteur public.

En dépit d’aides gouvernementales relativement modestes (enveloppe équivalant à 3 % du PIB) au regard des mesures prises ailleurs (entre 8,9 % et 21,1 % du PIB en Allemagne,

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