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Transition énergétique : la Russie pense à l’hydrogène

Transition énergétique
La Russie pense à l’hydrogène

Petr Kovalev/TASS
Le navire hydrogène Energy Observer à Saint-Pétersbourg, en 2019.

Vanté depuis plusieurs dizaines d’années pour ses nombreuses applications industrielles, l’hydrogène occupe une place encore relativement modeste dans le bouquet énergétique européen. La « stratégie hydrogène 2030 » dévoilée par l’Allemagne devrait ouvrir des opportunités à plusieurs groupes russes.

Le principal avantage de l’hydrogène est sa polyvalence. Il peut être produit en grandes quantités à partir de la plupart des sources d’énergie connues : hydrogène « gris » par reformage ou gazéification de combustibles fossiles, hydrogène « bleu » avec captation des émissions de gaz carbonique, hydrogène « vert » issu de l’électrolyse de l’eau par énergie renouvelable…

À long terme, les partisans du Green Deal européen souhaiteraient substituer l’hydrogène vert à toutes ses autres formes. À court terme, l’hydrogène bleu (issu principalement du méthane) devrait assurer la transition. C’est là une opportunité de conversion à saisir rapidement pour Gazprom : en produisant de l’hydrogène bleu et en le faisant circuler dans le réseau existant de gazoducs européens,

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