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Agroalimentaire, finance, santé : les fleurons de la nouvelle économie russe

Agroalimentaire, finance, santé
Les fleurons de la nouvelle économie russe

Buttage d'un champ de pommes de terre près de Novossibirsk, le 3 juin 2020.
Kirill Koukhmar/TASS

À la suite de l’agriculture, différents secteurs d’activité ont profité des dernières crises (sanctions, coronavirus…) pour se développer et assurer à la Russie une autosuffisance au moins partielle.

En 2014, à la suite de l’annexion de la Crimée par la Russie, les Occidentaux sanctionnent économiquement et financièrement un certain nombre de personnalités et d’entreprises proches du Kremlin. Moscou y répond par un embargo alimentaire, tout en se lançant dans un vaste programme de substitution d’importation et, plus largement, d’autosuffisance économique.

Six ans plus tard, le défi est largement relevé sur un certain nombre de segments essentiels de l’industrie agro-alimentaire : les céréales, l’huile, le sucre, la viande… Le grain affiche d’ailleurs des résultats impressionnants. Selon l’agence de statistique Rosstat, avec 121,2 millions de tonnes récoltées (dont 74,5 millions pour le blé), 2019 a été l’année la plus prolifique de toute la période postsoviétique, après 2017. Ces volumes de production pourraient rapporter à la Russie, premier producteur mondial, plus de 11 milliards de dollars annuels à l’horizon 2024.

Ces bons résultats nécessitent toutefois d’être tempérés. « La Russie n’est autosuffisante que sur des segments à la rentabilité élevée et rapide, explique Alexeï Antonov, analyste du cabinet de conseil Alor Broker. Au contraire, la filière laitière, qui nécessite d’importants investissements en machines, demeure à la traîne. » La production de beurre dépendrait encore à 22 % des importations, et jusqu’à 30 % pour le fromage. M. Antonov souligne également la faible croissance de la filière viande : « Les producteurs sont moins soucieux d’augmenter les volumes que de préserver leurs marges dans un contexte de hausse des prix du fourrage », affirme-t-il.

Le boom de la fintech

Loin de constituer un obstacle,

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Le rouble en souffrance

La devise russe connaît une année 2020 difficile. Après un rétablissement relatif dans les semaines suivant la sortie du confinement, la monnaie russe a repris sa chute pendant l’été. Au début de septembre, l’euro s’est brièvement échangé contre 90 roubles (et le dollar contre 76) – un niveau jamais atteint depuis 2016.

 

15 septembre 2020