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Industrie pharmaceutique :  le choix de l’indépendance

Industrie pharmaceutique
Le choix de l'indépendance

La Russie est engagée depuis plusieurs années dans le développement de son secteur pharmaceutique, encore trop dépendant de l’étranger. Nikolaï Bespalov, directeur du développement de la société d’analyse RNC Pharma, détaille les enjeux de cette politique protectionniste.

Qu’entendez-vous par « protectionnisme pharmaceutique » ?

Nikolaï Bespalov : Tous les pays expriment, à un moment ou à un autre, la volonté de soutenir leur industrie et leur production nationales. En Russie, cette volonté a abouti, il y a quelques années, à l’adoption de la stratégie de développement de l’industrie pharmaceutique Pharma-2020 et d’un programme fédéral introduisant un train de mesures. Aujourd’hui, la nouvelle stratégie Pharma-2030 réaffirme ces priorités tout en poursuivant de nouveaux objectifs. 

Il ne s’agit pas d’un phénomène propre à la Russie. Que nous apprend l’expérience étrangère ? 

N. B. : Ces dernières décennies, les grands pays industrialisés n’ont connu aucune catastrophe majeure – ni guerres ni épidémies, par exemple. De nombreux États en ont profité pour réformer certains secteurs industriels, tels que la santé, en délocalisant la fabrication des médicaments dans des pays en développement.

Nikolaï Bespalov. Photo : pharmvestnik

Aujourd’hui, la pandémie de Covid-19 fait prendre conscience à beaucoup de la nécessité de revenir à plus de protectionnisme. Donald Trump a annoncé son intention de stimuler la production nationale de médicaments, qualifiée d’essentielle pour la sécurité du pays. L’objectif est que les États-Unis fabriquent sur leur territoire tous leurs médicaments de première nécessité.

La Chine est un autre exemple révélateur.

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29 juin 2020