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Les géants du net unis contre le virus

Les géants du net unis contre le virus

Le Fonds russe des investissements directs (RFPI) et l’Union russe des entrepreneurs et industriels (RSPP) ont invité les deux géants nationaux du numérique, Yandex et Mail.ru, à allier leurs forces autour de projets communs pour lutter contre le coronavirus.

L’objectif, annoncé par le Premier ministre Mikhaïl Michoustine au milieu de mars, est d’organiser une vaste campagne de dépistages dès le mois d’avril, en commençant par les sociétés membres de la RSPP. « Les grands groupes sont en demande de tests. Ils cherchent à repérer les employés malades et à les isoler sans interrompre le travail », explique Kirill Dmitriev, le directeur du RFPI.

« Yandex et Mail.ru nous apporteront un support logistique crucial en nous permettant d’atteindre la quasi-totalité des internautes russes en très peu de temps », poursuit-il.

Yandex s’est déjà dit prêt à adapter ses systèmes de géolocalisation afin de faciliter l’action des équipes médicales. Son concurrent s’engage, de son côté, à informer la population en temps réel. En outre, une partie de ses services – taxis, autopartage, livraisons à domicile – seront accessibles hors ligne. Enfin, les deux géants mettront au point une application pour les personnes souhaitant subir un test de dépistage à domicile. « Ce sera aussi simple que de commander un taxi », assure le service de presse de Mail.ru.

Recherche médicale

Pour la fabrication des tests, le FRFPI a investi à hauteur d’un milliard de roubles (11,3 millions d’euros), dans Medpromressours, une coentreprise formée par le laboratoire pharmaceutique japonais Mirai Genomics et le russe Guenetitcheski Tekhnologui. Le projet sera commercialisé sous la marque Evotech Mirai Genomics (EMG).

« Les tests d’EMG coûtent cinq fois moins cher que ceux actuellement utilisés en Europe. Le résultat est disponible en trente minutes, soit quatre fois plus vite que les analogues actuellement disponibles. De plus, la coentreprise accorde un rabais de 30 à 40 % sur les commandes publiques », explique M. Dmitriev.

Le 26 mars, le RFPI a annoncé la création d’une seconde coentreprise avec le laboratoire russe ChemRar. La structure sera chargée de produire en grande quantité du favipiravir, un antiviral japonais ayant donné de bons résultats dans les hôpitaux chinois.

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