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Coronavirus, crise pétrolière : l’économie russe sous assistance respiratoire

Coronavirus, crise pétrolière
L’économie russe sous assistance respiratoire

Vladislav Inozemtsev est le directeur du Centre de recherches sur les sociétés post-industrielles.

Il y a encore quelques semaines, les autorités russes tablaient sur un budget 2020 excédentaire (+ 870 milliards de roubles, environ 12 milliards d’euros au cours de l’époque) et un retour de la croissance. Depuis le début de mars, le discours a changé du tout au tout : le déficit pourrait atteindre 1 000 milliards de roubles et une croissance nulle serait considérée comme un moindre mal. 

Face à ce constat, le gouvernement a annoncé, le 16 mars dernier, un plan de soutien de l’économie à hauteur de 300 milliards de roubles (3,52 milliards d’euros). Les mesures, qui se distinguent de celles adoptées lors des crises de 2008-2009 et de 2014-2016, devraient essentiellement concerner les particuliers. Toutefois, elles semblent timides au regard de l’étendue de la crise. 

Un plan insuffisant 

D’abord, le niveau de dotation du plan d’action pose question. Entre le 1er et le 16 mars, l’économie a subi des pertes considérables : la capitalisation boursière des groupes russes a reculé de 10 100 milliards de roubles (118,38 milliards d’euros, 9,2 % du PIB). Cela devrait avoir des conséquences sur les investissements futurs et sur la politique de recrutement des entreprises, tout en causant de sérieuses difficultés financières à de nombreuses sociétés habituées à lever des fonds sur les marchés et soudain obligées de s’acquitter d’importants appels de marge pour compenser la dépréciation de leurs titres. 

Ensuite, le rouble lui-même a dévissé de 11 % sur la même période. La masse globale des revenus mensuels des Russes s’élevant à 4 800-5 000 milliards de roubles, cela représente une perte monétaire d’environ 530 milliards de roubles (6,24 milliards d’euros). Or, est-il besoin de rappeler que la Russie dépend fortement des importations ? 

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