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VK Coin, une cryptomonnaie très politique

Acheter biens et services directement via son réseau social, avec une monnaie propre à celui-ci ? Ce sera sans doute bientôt possible pour la centaine de millions d’utilisateurs (460 millions de comptes enregistrés en 2017, dont quelque 90 millions d’utilisateurs mensuels) de VKontakte (ou VK), le « Facebook russe », qui a lancé sa monnaie numérique le 1er avril dernier.

Fin mars, une information avait fuité dans la presse russe, laissant entendre que VK développait sa propre cryptomonnaie, à l’instar des géants Facebook et Telegram. Alors contacté par Le Courrier de Russie, le service de presse du réseau social contrôlé par le groupe Mail.ru (propriété du milliardaire Alicher Ousmanov, un proche de Vladimir Poutine), avait déclaré « ne pas commenter les rumeurs ».

Une monnaie made in VK

Mais la rumeur est devenue réalité. Les utilisateurs du réseau social le plus populaire de Russie ont accès, depuis une semaine, à un nouvel onglet sur leur application mobile : un imposant bouton bleu, dont chaque pression entraîne la création de 0,001 VK Coin. Il leur est aussi possible, moyennant quelques unités, d’investir dans des « accélérateurs », qui augmentent la productivité de chaque clic. Ce système de production de valeurs par la simple pression d’un bouton virtuel peut laisser perplexe. Toutefois, le réseau social n’a pas souhaité répondre aux questions du Courrier de Russie à ce sujet.

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Hugo Estecahandy

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Histoire d’Anatoli Kliossov, le premier internaute russe

En 1982, l’URSS est conviée à participer à une conférence internationale en ligne. Un jeune biochimiste, Anatoli Kliossov, va alors profiter de la connexion à internet mise à sa disposition pour discuter avec des internautes du monde entier sans éveiller le moindre soupçon des autorités.Au début de l’automne 1982, à Moscou, Anatoli Kliossov, trente-cinq ans, mène une existence routinière dans son laboratoire de l’Académie des sciences d’URSS. Considéré, après un échange universitaire aux États-Unis, comme un élément « à risque » et « sensible à l’idéologie occidentale », il est interdit de sortie du territoire et sait ses perspectives de promotion relativement limitées.Une requête inattendueUn jour, sans que le jeune homme ait apparemment rien à se reprocher, il est convoqué chez le vice-président du Comité d’État pour la science et la technologie (GKNT), Djermen Gvichiani, qui le reçoit en personne dans son bureau. « Il m’a demandé ce que je savais des conférences informatiques. J’ai répondu honnêtement : rien du tout », se souvient Anatoli Kliossov, interrogé par le Courrier de Russie. M. Gvichiani lui annonce alors que l’URSS a été officiellement invitée à la première conférence en ligne sur les biotechnologies. La discussion entre chercheurs – américains, canadiens, anglais, suédois et soviétiques – doit se dérouler via un service de messagerie électronique. « Mon nom figurait sur la lettre d’invitation de l’ONU, raconte le scientifique. Il y était explicitement demandé que j’intervienne en tant que modérateur. M. Gvichiani voulait que je me renseigne sur ces conférences, et que je détermine si nous [les Soviétiques] avions les capacités techniques nécessaires pour y participer. »Les informaticiens du VNIIPAS étaient stupéfaits à la vue de ce biologiste disposant d’une liasse d’autorisations et de tous les codes de connexion nécessaires.La requête est loin d’enthousiasmer le jeune Kliossov : « Je n’avais pas eu affaire à un ordinateur depuis dix ans, et c’était un modèle rudimentaire, fonctionnant avec des cartes perforées. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

12 mars 2019
Société

Angara, le programme spatial russe à la relance

Le nouveau lanceur spatial lourd russe, Angara 5, réalisera son deuxième vol d’essai en avril 2019. Prévu pour remplacer les lanceurs Proton actuellement utilisés, il devrait aussi donner l’occasion à la Russie de reprendre le contrôle de son programme spatial.Ce type de lanceur est principalement utilisé pour la mise en orbite de satellites de grande taille ou de modules de stations spatiales. En Russie (comme en URSS avant 1991), cette tâche incombe, depuis 1965, à la gamme de fusées Proton, à bord desquelles ont été lancées les parties les plus massives de la station MIR (1986) et celles de la station spatiale internationale (entre 1998 et 2000). Selon les prévisions de Roscosmos, l’agence spatiale russe, les modèles Angara commenceront à opérer ces « livraisons » à partir de la décennie 2020 et remplaceront progressivement les fusées Proton. Angara 5 (dont le premier essai, globalement réussi, a eu lieu le 23 décembre 2014, près de vingt ans après le début du projet en 1995) peut envoyer une charge de 24,5 tonnes en orbite basse, contre 22 tonnes pour les Proton. Le carburant utilisé respectera en outre les nouvelles normes internationales de toxicité.Le changement de lanceur doit permettre à la Russie de récupérer une pleine souveraineté sur son programme spatial. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

12 février 2019

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