fbpx

Le leader russe des petites annonces change de mains

Avito, le premier site russe de petites annonces – et n°2 mondial du marché –, vient d’être racheté par le fonds d’investissement sud-africain Naspers.

En Russie, tout le monde connaît Avito. On y trouve les offres les plus diverses, depuis des vêtements d’occasion jusqu’à des animaux, des appartements ou des voitures. Le site permet de passer des annonces de vente ou de location, mais aussi de proposer des services.

Avec 34,3 millions de visiteurs uniques en 2018, selon le cabinet Research and Markets, Avito est le deuxième site mondial de petites annonces en ligne, derrière le portail américain Craigslist.org, mais devant le chinois 58.com, le français LeBonCoin.fr et l’allemand EBay-Kleinanzeigen.de.

Des Suédois aux Sud-Africains

Avito a été lancé en 2007 par deux Suédois, Jonas Nordlander et Filip Engelbert (qui sont toujours à sa tête). Naspers est entré au capital du groupe en 2013, puis a porté sa part de 18,6 % à 67,9 % en 2015, afin d’en devenir l’actionnaire majoritaire. À l’époque, le fonds d’investissement sud-africain, qui estimait la valeur d’Avito à 2,38 milliards de dollars (environ 2,1 milliards d’euros), a déboursé 1,2 milliard de dollars pour cette opération.

En 2017, le site de petites annonces a réalisé un chiffre d’affaires de 268,5 millions de dollars. À titre d’exemple,

[…]

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Anastasia Sedukhina

Dernières nouvelles de la Russie

Politique

Le clan Arachoukov au cœur de la lutte anti-corruption

Le 30 janvier dernier, le plus jeune sénateur de la Fédération de Russie, Raouf Arachoukov, était arrêté devant ses collègues. Accusé de meurtre, il se trouve au cœur d’un vaste scandale de corruption politico-financier.Moscou, 30 janvier au matin. La séance du Conseil de la Fédération (la chambre haute du Parlement) s’ouvre à peine, quand sa présidente, Valentina Matvienko, annonce un huis-clos. Les écrans sur lesquels la presse suit habituellement les débats sont aussitôt éteints, conformément au règlement.« Le procureur général de Russie, Iouri Tchaïka, et le président du Comité d’enquête, Alexandre Bastrykine, ont alors fait leur entrée dans la salle du Conseil, raconte un témoin, sous couvert d’anonymat. » M. Tchaïka lit aux sénateurs les chefs d’accusation pour lesquels est poursuivi M. Arachoukov, entre autres : assassinats commandités et appel à l’insurrection contre le pouvoir en Karatchaïévo-Tcherkessie, petite république du Caucase du Nord dont il est le représentant à Moscou. Les sénateurs votent ensuite à l’unanimité moins une abstention la levée de l’immunité parlementaire de leur collègue. « Arachoukov a alors tenté de s’enfuir, poursuit le témoin. Mais Matvienko, glaciale, lui a conseillé de regagner sa place et de n’opposer aucune résistance. Le sénateur a alors été arrêté et emmené. »Arrestations en cascadePréparée dans le plus grand secret, l’interpellation de Raouf Arachoukov est un cas extraordinaire. Selon la législation russe, l’arrestation d’un membre du Conseil de la Fédération ne peut se faire qu’à la demande du président du Comité d’enquête et avec l’accord du procureur général de Russie et de la présidente du Sénat. Dans toute l’histoire récente du pays (depuis 1991), un seul sénateur a été privé de son immunité parlementaire : le représentant de la région de Tcheliabinsk, Konstantin Tsybko, accusé de corruption en 2014. Il a ensuite été condamné à neuf ans de colonie pénitentiaire.M. Arachoukov ne semble pas avoir cru immédiatement à la réalité de son arrestation. Le jour même, devant le juge, il est apparu souriant et a eu la facétie d’exiger la présence d’un interprète tcherkesse (comme le prévoit la loi pour les personnes ne maîtrisant pas le russe), alors qu’il n’avait pas paru connaître de difficultés, jusqu’alors, pour s’exprimer dans la langue de Pouchkine.Le père de Raouf Arachoukov, Raoul, a été arrêté à Saint-Pétersbourg au même moment que son fils. Il est accusé d’avoir volé à Gazprom pour plus de 400 millions d’euros de gaz.Le sénateur est accusé des meurtres, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

6 février 2019
Économie

Gazprom-Kadyrov, le bras de fer

Le 18 janvier 2019, un tribunal de Grozny a décidé l’annulation d’une grande partie des 13,3 milliards de roubles (un peu plus de 177 millions d’euros) que la Tchétchénie doit à Gazprom. Plusieurs autres « sujets de la Fédération » ont aussitôt exigé que leur ardoise soit aussi effacée.La décision du tribunal fait droit à une requête du procureur général de Tchétchénie. Selon le Parquet, la dette de 9,35 milliards de roubles (environ 125 millions d’euros) accumulée par la république caucasienne avant 2015 est trop élevée pour être recouvrée. Un remboursement risquerait de créer des « tensions sociales » pouvant déboucher sur un mouvement de « protestation populaire ». La seule issue serait donc son annulation. Les autorités tchétchènes soutiennent la décision du tribunal, qualifiée de « juste » et de « fondéesur des données objectives » par le porte-parole du président Ramzan Kadyrov, Alvi Karimov.Gazprom a aussitôt annoncé son intention de faire appel. Mais la boîte de Pandore est ouverte : les régions de Smolensk, d’Omsk et de Lipetsk, la Tchouvachie, le Tatarstan, la Bachkirie ont déjà réclamé l’annulation de leur facture gazière.Au total, les régions russes doivent plus de 500 millions d’euros à Gazprom. Les plus endettées sont les régions du sud, Caucase en tête, qui comptent aussi parmi les plus pauvres du pays. Outre la Tchétchénie, le Daghestan doit plus de 120 millions d’euros à la compagnie d’Alexeï Miller ; la Kabardino-Balkarie, 36 millions d’euros ; le territoire de Krasnodar, 17 millions d’euros ; et l’Ingouchie, 15 millions d’euros.Le litige qui valait des milliardsOfficiellement, le Kremlin s’abstient de prendre parti. Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a ainsi déclaré : « C’est une question extrêmement compliquée. Le produit a été livré au consommateur, et, évidemment, l’entreprise [Gazprom] compte récupérer son argent, notamment pour financer ses programmes d’innovation. » Toutefois, dans de telles situations, il convient de prendre en compte « non seulement l’intérêt du fournisseur, mais aussi celui des citoyens », a ajouté M. Peskov.La compagnie gazière, de son côté, ne prend pas autant de précautions. Le 22 janvier, son vice-président, Valeri Goloubev, a dénoncé un verdict qui sera perçu « par tous les bons payeurs, lesquels constituent la grande majorité des clients », comme une injustice manifeste à leur égard. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

5 février 2019
Société

Émigration : les Russes
à la recherche du paradis

Depuis quelques années, la Russie connaît une nouvelle vague d’émigration. Majoritairement économiques – comme au début des années 1990 –, les raisons du départ sont parfois aussi politiques… comme au temps de l’URSS.Au 1er janvier 2019, pour la première fois depuis dix ans, le service fédéral des statistques (Rosstat) a constaté une baisse de la population en Russie : le pays compte aujourd’hui 146 793 744 habitants, soit 86 688 de moins que l’année dernière à la même date.Parallèlement, l’année 2018 a été marquée par une chute record de l’immigration depuis l’effondrement de l’URSS. Au cours des trois premiers trimestres, la Russie a accueilli entre 120 000 et 130 000 nouveaux travailleurs étrangers – soit 42 % de moins qu’en 2017, selon un rapport conjoint de l’Institut de politique économique Gaïdar, de l’Académie russe de l’économie nationale et du ministère de l’Économie.À la fin de l’année dernière, le président Vladimir Poutine a approuvé un programme intitulé « Stratégie de politique migratoire », dont l’objectif est de favoriser le retour au pays des Russes vivant à l’étranger et des descendants d’exilés. Il est vrai que le constat est sans appel : depuis plusieurs années, la Russie est à nouveau une terre d’émigration. Et la dynamique s’accélère.Fuite des cerveaux et des millionnairesSelon Rosstat, 377 000 Russes ont émigré en 2017 – soit trois fois plus qu’en 2012. Au total, en sept ans, 1,7 million de personnes ont quitté le pays pour s’installer à l’étranger.Ces chiffres sont comparables à ceux enregistrés au moment de l’exode massif consécutif à la disparition de l’URSS. Après 1991, des milliers de personnes ont quitté le pays et son économie en ruine, afin de chercher une situation meilleure, principalement aux États-Unis, en Israël et en Allemagne. Selon les diverses estimations, entre 800 000 et 1,1 million de Russes ont ainsi émigré entre 1989 et 1999.Toutefois, une enquête du journal en ligne Proekt.Media conclut à une large sous-estimation des chiffres officiels. Ainsi, tandis que Rosstat fait état de 4 694 départs pour l’Allemagne en 2016, les services migratoires de ce pays recensent, pour la même année, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

31 janvier 2019

Vous êtes actuellement hors ligne