Les entreprises russes où il fait bon travailler

La revue américaine Forbes vient de publier la 2e édition du classement World’s Best Employers, qui recense les 2 000 meilleurs employeurs du monde. Cinq entreprises russes en font partie. Quel est le secret de leur réussite ?

La première entreprise russe du classement est la Bourse de Moscou (117e place). Elle est suivie du géant pétro-gazier Sourgoutneftegaz (167e), de la Compagnie aéronautique unifiée (278e), qui produit les avions Soukhoï, MiG et Tupolev, de la compagnie nationale de transport aérien Aeroflot (341e) et de la plus grande société pétro-gazière privée du pays, Lukoil (450e).

La Bourse de Moscou enregistre une forte progression depuis l’an dernier, où elle occupait la 466e position. En 2017, le classement comptait quatre entreprises russes : la banque VTB (486e), le holding chimique FosAgro (474e) et le Combinat métallurgique de Magnitogorsk (214e). Aucune n’a été retenue dans l’édition 2018.

À l’instar du classement de 2017, celui de 2018 est dominé par des entreprises américaines. La première place est de nouveau occupée par Alphabet, […]

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Anastasia Sedukhina

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Ce que Moscou respire

Le débat sur l’environnement est central pour les Moscovites, qui suivent attentivement tous les rapports faisant état de dépassements des seuils de pollution. En cause : les rejets toxiques des usines, mais aussi, et surtout – dans une ville où circulent chaque jour des millions de voitures – les gaz d’échappement. La capitale russe recense assez peu d’organisations de protection de l’environnement, et les données statistiques officielles sur le sujet font défaut. La pollution de l’air est par conséquent l’objet de nombreuses fake news et autres spéculations, semant régulièrement la panique chez les Moscovites. D’autant qu’il existe aussi des preuves bien tangibles des mauvaises conditions écologiques de la ville, leur donnant de sérieuses raisons de s’inquiéter. Tous les Moscovites se souviennent ainsi avec effroi de l’été 2010. À l’époque, de la mi-juillet à la mi-août, la capitale disparaît dans un épais nuage de fumée provenant des feux de tourbières qui déciment les forêts de la région, eux-mêmes dus aux fortes chaleurs. Ce smog, extrêmement toxique, présente des concentrations de substances nocives jusqu’à seize fois supérieures à la normale. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

11 octobre 2018
Politique

La fin du délit d’aimer sur les réseaux sociaux russes ?

Contre toute attente, Vladimir Poutine a proposé, début octobre, d’assouplir l’article 282 du Code pénal russe, qui permet d’engager des poursuites pour partage ou approbation ( « like ») de contenus sur les réseaux sociaux. Depuis son entrée en vigueur, cette disposition du Code pénal sur « l’incitation à la haine ou à l’hostilité et au non-respect de la dignité humaine » suscite de la tension, de la peur et un flot de critiques dans la société russe. Les défenseurs des droits ont rapporté quantité de recours abusifs à cet article. Selon les statistiques publiées par le Parquet, les trois quarts des dossiers ouverts au titre de l’article 282 portent sur des publications en ligne. De nombreux citoyens russes ont ainsi été arrêtés et jugés pour avoir simplement posté des textes, des mèmes ou des vidéos sur les réseaux sociaux. Ainsi Andreï Boubeev a-t-il été condamné, en mai 2016, à deux ans et trois mois de prison pour extrémisme et séparatisme, après avoir reposté, sur sa page VKontakte, le Facebook russe, un article intitulé « La Crimée, c’est l’Ukraine », signé par un journaliste radical de gauche, Boris Stomakhine. Tel est aussi le cas de Dmitri Tretiakov, arrêté en mars 2018 et maintenu en détention pendant deux mois : ce juriste de Vladivostok avait partagé un post publié sur Telegram par Arkadi Babtchenko, un opposant radical au pouvoir (l’homme est devenu tristement célèbre en mai dernier, après avoir mis en scène, avec la complicité des services de renseignement ukrainien, son propre ‒ et faux ‒ assassinat, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

10 octobre 2018
Économie

Une route qui vaut de l’or

Les autorités russes viennent de lancer un nouveau mégaprojet : la construction du dernier tronçon de l’autoroute Moscou-Sotchi, principale artère touristique en Russie. Le projet devrait coûter la somme record d’1 600 milliards de roubles (21 milliards d’euros). Face à l’absence de fonds suffisants dans le budget fédéral, le gouvernement a décidé de faire appel aux entreprises. La route reliant la capitale russe à la principale station balnéaire du pays s’étend sur 1 600 km mais c’est le dernier tronçon Djoubga-Sotchi (170 km) que les automobilistes considèrent comme le plus difficile. La route, sinueuse, comporte seulement deux voies et fonctionne à la limite de ses capacités : près de huit millions de véhicules l’empruntent chaque année. Sur les sites de voyage, les automobilistes écrivent que la dernière section peut faire perdre entre quatre heures et une journée de trajet, en fonction de la circulation et des travaux. En outre, les accidents y sont fréquents. Cela fait plus d’un an que le gouvernement souligne la nécessité de construire un nouvel axe routier vers Sotchi. Selon le quotidien économique Vedomosti, les ministères concernés ont élaboré un projet d’autoroute au printemps 2017, porté au Kremlin par Andreï Belooussov, conseiller économique de Vladimir Poutine. Il s’agit de construire une autoroute à quatre voies, longue de 120 km. La vitesse autorisée y serait de 120 km/h. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

3 octobre 2018