Russie-Ukraine : Qui gagnera la guerre du gaz ?

Le société Gazprom a annoncé son refus de se plier au verdict de la Cour d’arbitrage de Stockholm, qui le condamne à verser à l’ukrainien Naftogaz une amende de 2,6 milliards de dollars. En réaction, le géant gazier russe a décidé de rompre tous ses contrats avec l’Ukraine. Quelles seront les conséquences de ce nouveau conflit gazier entre Moscou et Kiev ?

Le litige juridique qui oppose Gazprom à Naftogaz devant la Cour d’arbitrage de Stockholm remonte au début de la crise ukrainienne, il y a quatre ans. Leur différend, dans lequel chacune des deux parties estime que l’autre lui doit de l’argent, porte sur des contrats signés en 2009, pour dix ans, par Vladimir Poutine, alors chef du gouvernement russe, et la Première ministre ukrainienne de l’époque, Ioulia Timochenko, pour l’achat et le transit de gaz russe. Ces accords avaient déjà mis fin à une véritable « guerre du gaz » entre les deux pays : exigeant que l’Ukraine s’acquitte de sa dette et dénonçant les conditions du transit, Gazprom avait en effet cessé de fournir du gaz à son voisin. En réponse, Kiev avait commencé de prélever pour sa consommation intérieure du gaz censé seulement transiter sur son sol à destination de l’Europe. Moscou avait alors suspendu pendant plusieurs jours l’ensemble de ses livraisons sur le territoire ukrainien.

Après l’arrivée de Viktor Ianoukovitch à la présidence de l’Ukraine, en 2010, le pays dénonce les contrats signés par Ioulia Timochenko, affirmant qu’ils lui coûtent trop cher. Pourtant, les deux États ne vont pas devant les tribunaux. Mais tout change avec le début de la crise ukrainienne et l’entrée des relations entre Moscou et Kiev dans une phase de confrontation ouverte. En 2014, Naftogaz accuse Gazprom de ne pas lui fournir assez de gaz et porte plainte devant la Cour d’arbitrage de Stockholm, réclamant une compensation d’environ 30 milliards de dollars. Dans l’attente du verdict, Kiev suspend ses achats de gaz à la Russie, […]

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Anastasia Sedukhina

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

Classement Forbes : les entreprises françaises parmi les plus grands investisseurs étrangers en Russie

Sept sociétés françaises figurent dans la dernière édition du classement des cinquante plus grands investisseurs étrangers en Russie, établi chaque année par la revue Forbes Russia. Tour d’horizon. L’Hexagone domine le classement grâce à Auchan. Les deuxième et troisième marches du podium reviennent à deux producteurs de tabac : Japan Tobacco International et Philip Morris International. La France réapparaît au septième rang avec Leroy Merlin, qui appartient au même groupe qu’Auchan (Mulliez). Viennent ensuite Renault (17e) et Danone (19e). L’Oréal et Sanofi se classent respectivement en 42e et 44e positions. Outre les entreprises déjà mentionnées, le top 10 inclut le japonais Toyota Motor, les allemands Volkswagen et Metro Cash & Carry, ainsi que le britannique British American Tobacco, l’américain PepsiCo et le suédois IKEA. La France se place troisième au nombre de sociétés présentes dans le classement. Elle est devancée par les États-Unis, qui placent neuf de leurs entreprises, et par l’Allemagne, qui en compte huit. Les constructeurs automobiles enregistrent la meilleure progression du chiffre d’affaires. Ce classement comporte uniquement des entreprises dont le capital est détenu à plus de 50 % par des étrangers, et a été établi en fonction de leur chiffre d’affaires de 2017. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

11 décembre 2018
International

Russie-Ukraine : Kiev tire le rideau de fer

Depuis la fin du mois de novembre, l’Ukraine ferme ses frontières aux ressortissants russes de sexe masculin âgés de 16 à 60 ans. La mesure a été prise par le président Petro Porochenko à la suite de l’arraisonnement de trois navires de guerre ukrainiens par les garde-côtes russes, survenu le 25 novembre. Olga Ivanova (le nom a été changé à sa demande), 41 ans, est née en Ukraine, à Odessa. Elle habite en Russie depuis la fin de ses études. Son mari russe et ses deux enfants l’accompagnent fréquemment lorsqu’elle rentre voir sa famille. « Les problèmes ont commencé en 2014. Nous avions effectué toutes les démarches administratives nécessaires pour que mon mari puisse passer la frontière. C’est stressant et ça coûte de l’argent, mais cela nous permettait de voyager ensemble », explique la jeune femme. La nouvelle loi change complètement la donne. « Nous étions censés aller chez mes parents pour le Nouvel An. Pour l’instant, nous attendons. Nous ne sommes pas sûrs de pouvoir partir. Je n’ose même pas y aller seule avec mes enfants : j’ai peur qu’on ne me laisse pas retourner en Russie », s’inquiète Olga. Sofia Chouvalova, elle aussi, rentre chaque année en Ukraine pour les fêtes. Elle vit aujourd’hui près de Moscou avec son mari russe. « On veut empêcher mes enfants de voir leur grand-mère, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

11 décembre 2018
Économie

Cyber-escroquerie : des banques russes un peu trop zélées ?

Des clients de grandes banques russes se sont plaints de vérifications exagérées suite à des virements de montants très peu élevés, inférieurs à 1 000 roubles (environ 13 euros). Les banques auraient exigé de connaître l’origine des fonds et le motif des virements, menaçant, dans le cas contraire, de bloquer les comptes. Pour la presse, ces rumeurs pourraient être liées au renforcement de la lutte contre la cyber-escroquerie et le blanchiment d’argent. L’alerte a été donnée le 27 novembre, par un article des Izvestia, citant les témoignages de clients de trois grandes banques russes : Binbank, Tinkoff-bank et Sberbank. Ces derniers affirment avoir été contactés par les représentants du service fédéral de surveillance financière, les sommant de présenter à leurs banques, sous trois jours, plusieurs documents concernant les derniers virements effectués depuis leurs comptes vers ceux d’autres personnes. Les clients ont dû préciser l’origine des fonds et le motif des virements, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

3 décembre 2018

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