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Les Russes face à la chute du rouble

L’annonce faite, début avril, par les États-Unis d’un nouveau train de sanctions contre 12 entreprises et 24 citoyens russes proches du Kremlin s’est accompagnée d’une dégringolade du rouble face au couple euro-dollar. Ainsi, en une semaine, l’euro est passé de 70 roubles (le 6 avril, jour de l’annonce des sanctions) à 79 roubles, et le dollar de 57 à 63 roubles. Comment la société russe réagit-elle à cette dévaluation de plus de 10 % ?

Comme le dit le proverbe, « quand Dieu veut nous punir, Il exauce nos prières ». Le rouble est une monnaie liée aux matières premières, notamment aux hydrocarbures, avec tous les inconvénients que cela comporte. Depuis 2014, le gouvernement russe souhaite réduire le rapport de dépendance entre le cours du rouble et celui pétrole, afin que la devise reste stable en cas de chute du prix du baril. Les autorités ont affirmé à plusieurs reprises que leur priorité était la diversification des recettes budgétaires. Il semblerait que l’objectif ait été partiellement atteint. Le prix du baril se situe aujourd’hui autour des 70 dollars (il était tombé à 35$ en décembre 2015) et son cours est toujours à la hausse. De son côté, le rouble a perdu 12 % de sa valeur face au dollar et à l’euro en quelques jours à peine. Quelles sont les raisons de cette forte dépréciation de la monnaie russe ? L’économie et la finance ne sont pas des sciences exactes, […]

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Anton Ramov

Dernières nouvelles de la Russie

Politique

Pavel Groudinine :
L’avenir nébuleux du communisme en Russie

Pavel Groudinine, candidat « surprise » du parti communiste à la dernière présidentielle de Russie, est au cœur d’un scandale politique. Alors que le président du parti, Guennadi Ziouganov, souhaitait qu’il hérite du mandat du député Jaurès Alfiorov, récemment décédé, la Commission électorale a mis son veto. Motif officiel : M. Groudinine n’a pas déclaré au fisc ses comptes bancaires étrangers. Leur existence, révélée il y a plus d’un an, n’avait pourtant pas empêché l’homme d’affaires de briguer la tête de l’État…Prix Nobel de physique en 2000, Jaurès Alfiorov, décédé le 1er mars dernier, était une figure bien connue des Partis communistes d’Union soviétique puis de Russie. Né en mars 1930, il devait son prénom à son père, un « pur et dur », bolchevik de la première heure, qui rendait ainsi hommage à l’homme politique socialiste français ; précisons que le frère aîné de Jaurès s’appelait Marx…Jamais, par le passé, la Commission électorale n’avait, de sa propre initiative, rejeté une candidature au parlement.Après le décès de M. Alfiorov, qui siégeait à la Douma (la chambre basse du parlement russe) depuis 1995, le président du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), Guennadi Ziouganov, décide que le mandat de député du physicien reviendra à l’homme d’affaires Pavel Groudinine, directeur du sovkhoze Lénine, ancienne ferme d’État privatisée de la région de Moscou, et candidat à la dernière présidentielle. Le choix de ce transfuge du parti pro-Kremlin Russie unie, membre de l’équipe de campagne de Vladimir Poutine en 2000 et homme d’affaires fortuné, peut surprendre : lors du scrutin de mars 2018, les révélations de la presse sur ses comptes bancaires à l’étranger – neuf en Suisse et un dans le paradis fiscal du Belize –, qui lui avaient alors valu le surnom de « plus capitaliste des communistes », associées à des positions résolument pro-staliniennes prises sur les plateaux de télévision, avait fortement déplu à l’électorat. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

1 avril 2019
International

Ukraine, tous ennemis de l’intérieur

Le premier tour de la présidentielle ukrainienne aura lieu ce dimanche 31 mars. Sur fond de conflit avec la Russie, l’étiquette d’ « agent du Kremlin » et les accusations d’intelligence avec l’ennemi fusent de toutes parts, servant à discréditer les adversaires.

29 mars 2019
Politique

Le pouvoir russe au féminin

Sénatrices, députées, ministres, opposantes… En cette Journée internationale des femmes, le Courrier de Russie dresse une série de portraits de responsables politiques russes plus ou moins influentes.Les femmes russes sont parmi les premières au monde à avoir obtenu le droit de vote – au printemps 1917 (les Américaines l’obtiennent en 1920, les Françaises en 1945, et les Suisses n’en disposent pleinement que depuis 1991). Aujourd’hui, dans la fonction publique russe, on rencontre même deux fois plus de femmes que d’hommes.Pourtant, la population ne semble pas pressée d’élire une représentante de la gent féminine au Kremlin. À la question : « Souhaiteriez-vous qu’une femme accède à la présidence d’ici dix ou quinze ans ? », posée par le centre Levada en 2017, les Russes ont répondu « non » à 53 %, contre seulement 34 % de « oui ». Curieusement, les sondés étaient plus nombreux (45 %) en 2006 à imaginer une femme à la tête du pays. À l’époque, ils étaient aussi 21 % à approuver l’idée d’une candidature féminine à l’élection présidentielle, contre 11 % seulement en 2017.Au parlement, des femmes rares mais puissantesLa femme la plus influente de la politique russe demeure incontestablement, depuis des années, la présidente du Conseil de la Fédération (la chambre haute du parlement russe), Valentina Matvienko, troisième personnage de l’État selon le protocole, derrière le président et le Premier ministre. S’il arrivait malheur aux deux premiers, c’est à elle que serait confiée la « valise nucléaire », qui commande l’arme atomique.Valentina Matvienko au Conseil de la Fédération en février 2019. Crédit : Council.govMilitante des Jeunesses communistes dans les années 1970, Mme Matvienko, soixante-neuf ans, a gravi les échelons du Parti à Leningrad (l’actuelle Saint-Pétersbourg). Dans les années 1990, elle est une des très rares ambassadrices de la jeune Fédération de Russie, en poste à Malte puis en Grèce. À Athènes, elle œuvre pour un renforcement durable des relations russo-grecques. De retour en Russie, Mme Matvienko devient successivement vice-Première ministre, représentante du président pour le district fédéral Nord-Ouest et gouverneur de Saint-Pétersbourg. En 2011, elle prend la tête du Sénat, où les femmes occupent à peine 18 % des sièges (30 sur 170).La Douma d’État (la chambre basse du parlement) ne brille pas non plus par son respect de la parité hommes-femmes, avec environ 16 % de députées (70 sur 450). […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 mars 2019

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