Sanctions et embargo : le lait dans tous ses états

La réaction de la Russie aux sanctions occidentales a été radicale : interdiction de livrer sur le marché russe la plupart des denrées alimentaires en provenance des États-Unis et de l’Union européenne (UE). Nombreux ont été les sceptiques sur la capacité de la Russie à trouver des substituts aux produits occidentaux, en particulier dans l’industrie du lait, son secteur agricole le moins développé. Comment la situation a-t-elle évolué en trois ans et demi ?

Le 6 août 2014 est marqué d’une pierre noire pour les agriculteurs français. Ce jour-là, le président Vladimir Poutine signait la loi sur l’instauration d’un embargo alimentaire interdisant l’importation de presque tous les produits laitiers, les poissons, la viande, les fruits et légumes depuis l’UE, les États-Unis et le Canada en réponse à l’entrée en vigueur, dans ces pays, de sanctions à l’encontre de la Russie.

La France, à l’instar d’autres pays européens tels que l’Espagne, l’Italie, la Pologne et la Finlande, était un des principaux fournisseurs de denrées alimentaires en Russie. Pour cette raison, l’embargo ne pouvait pas ne pas avoir d’impact sur les échanges commerciaux franco-russes. Si, en 2013, la France a exporté en Russie des produits d’origine animale pour une valeur de 102 millions d’euros, en 2016 ce chiffre est descendu à 15 millions d’euros, […]

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Anastasia Sedukhina