« Made in Russia » : la localisation pour échapper aux sanctions

« Localisation » et « substitution aux importations » sont devenus en trois ans parmi les mots les plus en vogue en Russie. Depuis l’introduction des sanctions occidentales en 2014, fonctionnaires, personnalités politiques et médias ne cessent de souligner la nécessité de produire dans le pays tout ce qui était auparavant acheté à l’étranger. Quand et comment a commencé la localisation de la production en Russie ? Quelles entreprises étrangères doivent aujourd’hui s’y implanter et à quelles conditions ? Le Courrier de Russie fait le point.Depuis 2015, le Français Bernard Dournovo fabrique des fromages français dans le village de Ponyri, dans la région de Koursk. Aujourd’hui, ses produits sont disponibles dans des restaurants de la capitale, sur le marché moscovite Danilovski et dans des foires thématiques. Face aux sanctions et à la tendance générale à la localisation de la production dans le pays, ses fromages sont particulièrement appréciés par les expatriés et les amateurs russes de gastronomie française.Bernard Dournovo est l’exemple parfait de l’étranger ayant su rapidement s’adapter aux changements survenus en Russie. En 2014, en réponse aux sanctions introduites par l’Occident contre certains secteurs industriels russes, le pays a imposé un embargo interdisant l’importation de la quasi-totalité des produits alimentaires en provenance des États-Unis et de l’Union européenne. Une politique protectionniste et un cap vers la localisation ont été décrétés dans plusieurs secteurs, dont celui de l’alimentation.Les résultats dans le secteur alimentaire ne se sont pas faits attendre : la production agricole a augmenté de 5 %, atteignant les 5 600 milliards de roubles (80,2 milliards d’euros) en 2016, selon l’agence fédérale de statistique Rosstat.

Production nationale, sinon rien !

Lors de l’adoption des sanctions occidentales contre la Russie,

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Anastasia Sedukhina et Oksana Polikhina

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