Le vin français prend l’eau

En 2017, la France, devancée par la Géorgie, est descendue à la quatrième place du classement des principaux fournisseurs de vin en Russie. Quelles en sont les raisons ?

Le podium des importateurs de vin en Russie n’avait pas changé depuis plusieurs années : l’Italie et l’Espagne se partageaient les première et deuxième marches tandis que la France se maintenait sur la troisième.

Contre toute attente, en 2017, le vin français s’est fait ravir la médaille de bronze par le vin géorgien, selon le Service fédéral des douanes. La France est suivie par l’Abkhazie, ancienne province géorgienne ayant proclamé son indépendance, reconnue par la Russie.

En 2017, les importations de vin français en Russie ont augmenté de 33 %, atteignant les 33,7 millions de litres. Toutefois, cette même année, celles en provenance de Géorgie ont été multipliées par 1,7, jusqu’à 35 millions de litres.

L’an dernier, la Russie a importé 40 % de vin en plus qu’en 2016, soit 244,4 millions de litres au total. […]

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Anastasia Sedukhina

Dernières nouvelles de la Russie

Opinions

Le vin, l’ami fidèle

Le vin français détrôné en Russie par le vin géorgien ? La nouvelle, tombée la semaine dernière, ne pouvait susciter qu’une réaction : décidément, tout fout le camp ! Il est bien loin le temps où Pouchkine, le poète russe par excellence, célébrait dans trois strophes de son roman en vers Eugène Oneguine, les vertus du Moët, de l’Ay et du Veuve Clicquot...

27 février 2018
BizMag

La viticulture en Russie : exotisme ou nouvelle niche?

Injustement persécutée lors des dernières années d’existence de l’Union soviétique et délaissée après sa chute, la viticulture russe tente aujourd’hui de renaître de ses cendres. Dans le même temps, la législation russe donne la préférence aux gros producteurs. La viticulture a-t-elle un avenir en Russie ? Tentatives de réponse avec d’éminents experts et des acteurs du marché. DU VIN RUSSE AVEC UN ARÔME SUISSE « Lorsque mon mari viticulteur est arrivé pour la première fois à Moscou, dans les années 1990, il rêvait de goûter au vin russe, car il avait appris à l’université que le terroir russe était excellent. Mais, à toutes ses questions, il s’est vu répondre que la Russie ne produit pas de bons vins. Il a donc décidé de développer lui-même la viticulture dans le pays », se souvient Marina Burnier. Marina a rencontré son futur époux, Renaud Burnier, en 1995, à Berne, où elle effectuait un stage après ses études à l’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO). Lors de sa première visite en Russie, Renaud, issu d’une famille de viticulteurs suisses, a été très étonné que, dans le sud du pays, malgré le climat favorable, le bon équilibre écologique et la proximité directe avec la terre natale de la viticulture – le Caucase –, la production de vin soit si peu développée. Renaud a commencé à s’intéresser à la viticulture russe alors que le secteur se trouvait plongé dans une crise profonde. Ayant fortement souffert de la campagne anti-alcool lancée par Gorbatchev dans les années 1980, qui s’est accompagnée de la destruction massive des vignes à travers le pays, la viticulture n’était pas en mesure de se développer ni même de garder la tête hors de l’eau face à l’instabilité politique post-soviétique, l’inflation galopante et les brusques fluctuations du rouble. Dans les années 1990, sur fond de turbulences économiques, la production de vin n’intéressait ni l’État, ni le monde des affaires. Pour les étrangers, la Russie était une terra incognita avec des règles obscures de conduite des affaires. Mais le potentiel du terroir russe a attiré le viticulteur suisse, et les Burnier ont décidé de se jeter à l’eau. En 1998, ils ont décidé de louer une parcelle dans la région de Krasnodar, près d’Anapa. Après trois années consacrées au choix de leur parcelle, les époux ont planté leurs premières vignes en 2003. Renaud Burnier a ainsi écrit une des premières pages de l’histoire récente du vin russe. « Aucun habitant ne comprenait ce que nous comptions faire sur cette parcelle. Ils nous ont dit qu’ici nous pourrions récolter beaucoup de tonnes de raisin. Cela a été difficile d’expliquer à des viticulteurs habitués à l’économie planifiée soviétique que nous privilégions la qualité à la quantité », explique Renaud Burnier. Les époux ont produit leur premier vin en 2005. « Nous l’avons emporté avec nous en Suisse étant donné que, du fait de la législation russe, il était difficile de le vendre en Russie. Lors de sa dégustation, personne n’a cru qu’il venait de Russie ; tout le monde pensait qu’il provenait d’un vignoble européen. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

4 juillet 2017
Économie

De la peinture russe pour décorer le vin français

Viktor Vasnetsov, Ilia Repine, Nikolaï Fechine… : des miniatures des œuvres de ces grands peintres russes orneront désormais les bouteilles de vin de Bordeaux produit dans le domaine de La Grâce Dieu des Prieurs, à Saint-Émilion. Le domaine fondé en 1885, racheté en 2014 par l’homme d’affaires russe Andreï Filatov, connaît en ce moment une mutation sans précédent. Le site viticole est doté d’un nouveau chai, conçu par le célèbre architecte Jean Nouvel, qui a déjà modernisé plusieurs autres domaines dans la région. La production du vin est aussi totalement repensée par l’œnologue Louis Mitjaville, non moins renommé. À nouveau contenu, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

26 mai 2017