Les opérateurs téléphoniques russes sommés de supprimer le roaming national

La Russie possède trois roamings : un entre régions, un national entre opérateurs différents (si le fournisseur n’est pas actif sur un territoire) et un en péninsule de Crimée, où les compagnies téléphoniques russes ne sont pas actives.


Lundi 17 juillet, le service fédéral anti-monopole russe (FAS) a demandé aux grands fournisseurs de téléphonie mobile russes d’annuler leurs frais d’itinérance en Russie, indique un communiqué, publié sur le site de l’organe de contrôle.

roaming itinérance téléphone russie
La Russie est si grande qu’elle possède son propre roaming inter-régional. Ou, plutôt, ses propres roamings. Le pays en comptabilise trois : un entre régions, un national entre opérateurs différents (si le fournisseur n’est pas actif sur un territoire) et un en péninsule de Crimée, où les compagnies téléphoniques russes ne sont pas actives. C’est-à-dire qu’un Pétersbourgeois est surtaxé quand il appelle à Moscou et qu’un Omskovite reçoit le même SMS lorsqu’il se rend à Sébastopol que s’il venait d’atterrir en Espagne. Crédits : Dmitri Silin/Flickr

« Le service fédéral anti-monopole russe a relevé des traces de violation de la loi sur la défense de la concurrence dans la mise en oeuvre et le maintien de tarifs téléphoniques différents lors de déplacements en Russie », explique le FAS.

Le service a notamment épinglé chez les quatre grands opérateurs russes (VimpelCom, MTS, Megafon et T2) la présence de quatre types de tarifs influant sur les frais d’itinérance : plus un abonnement est cher, moins la différence entre les appels régionaux et nationaux est importante.

Le FAS donne ainsi 14 jours aux opérateurs à partir de la réception de l’avertissement pour modifier leurs tarifs. « Cette différence tarifaire est infondée, économiquement comme technologiquement parlant », souligne l’organe de contrôle.

Aucun des fournisseurs de téléphonie mobile n’a encore commenté la décision.

Inspiré par la récente disparition du roaming en Europe, le service fédéral anti-monopole russe avait débuté en juin dernier une vérification des frais d’itinérance téléphonique en Russie facturés par les opérateurs, jugeant la pratique « honteuse ».

Rappelons que la Russie possède trois roamings : un entre régions, un national entre opérateurs différents (si le fournisseur n’est pas actif sur un territoire) et un en péninsule de Crimée, où les compagnies téléphoniques russes ne sont pas actives.