Les Russes consomment plus de viande en 2017

La demande en viande rouge et transformée s’est rétablie après une baisse critique


Les ventes de viande rouge et transformée dans les grandes chaînes de distribution fédérales russes ont augmenté de 11,5 % en volume et 20 % en termes financiers entre novembre 2016 et avril 2017, indique le cabinet d’étude et d’analyse Nielsen, cité par RBC.

viande Russie russes
Ce sont les discounteurs qui vendent le plus de viande. Crédits : DR

La demande en viande rouge et transformée s’est effectivement rétablie après une baisse critique, confirme le directeur du comité exécutif de l’Association nationale des producteurs de viande, Sergueï Iouchine, qui lie ce constat, en premier lieu, à la remontée du pouvoir d’achat des consommateurs russes.

En outre, précise ce dernier, les Russes achètent de plus en plus leur viande dans les grandes chaînes de distribution fédérales plutôt que sur les marchés ou dans les magasins de détail traditionnels. Un choix qui s’explique non seulement par l’expansion géographique des grandes enseignes, mais aussi par le confort de l’emballage et les durées de conservation plus longues. Le produit revêt d’ailleurs une importance toute particulière pour les grands distributeurs : en effet, indique Marina Lapenkova, spécialiste de l’audit de détail chez Nielsen, pour 55 % des consommateurs russes, un « rayon viande de qualité » est un critère déterminant dans le choix de tel ou tel enseigne.

Ce sont les discounteurs qui vendent le plus de viande, poursuit Nielsen, avec environ 60 % du total des ventes en volume, et environ 55 % en termes financiers. Les hypermarchés représentent 20 % de l’ensemble des ventes de viande, et les supermarchés, seulement 15 % du total.

Ainsi, malgré le rétablissement de leur pouvoir d’achat, les Russes cherchent encore à faire des économies, préférant notamment la viande de poulet, vendue, en moyenne, 143 roubles le kilo, note Marina Lapenkova. En outre, les ventes de viande rouge et transformée sous les marques commerciales propres des distributeurs, d’ordinaire moins chère que les autres marques, ont augmenté de 24 % en termes financiers par rapport à l’année dernière. La part des autres marques dans les ventes de viande rouge et transformée est aujourd’hui de 15 %.