Au revoir le string : la petite culotte fait sa révolution en Russie

En 1958, Yves Montand, en visite à Moscou, achetait des sous-vêtements soviétiques typiques pour les arborer, à son retour à Paris, comme des exemples de mauvais goût absolu : culottes descendant aux genoux, bas d’épais coton brun et soutiens-gorge aux airs de parachute. Comment la lingerie russe a-t-elle évolué depuis ? Le Courrier de Russie a enquêté auprès de fabricants et de distributeurs. L’ère de la pénurie des petites culottes semble aujourd’hui révolue, et les dessous des Russes ne font plus rougir les Français. Dans tout le pays, des boutiques spécialisées regorgent de belles parures, pour tous les budgets. Pourtant, tout n’est pas rose. La vieille sensation de manque revient quand, consommatrice lambda, vous décidez de vous offrir des sous-vêtements confortables : un tour des enseignes suffit à se rendre à l’évidence – si le marché est saturé d’articles sexy en strass et dentelles, dénicher un slip simple en coton relève de l’exploit.Néanmoins, de plus en plus de femmes russes refusent cet état de fait. C’est le cas d’Anna Gorodetskaïa, 32 ans, fondatrice de la boutique de lingerie en ligne Trusbox. L’idée de se lancer dans la distribution de petites culottes lui est venue il y a trois ans. « J’en avais marre de chercher partout, en vain, des sous-vêtements basiques ! », confie-t-elle. Anna se souvient de cet été décisif de 2013 : « C’était le mois de juillet et j’étais en vacances, mais je n’avais aucune envie de perdre mon temps à la plage. Je me suis dit que je pouvais lancer mon affaire ! », raconte-t-elle. Sitôt dit, sitôt fait : Anna brise sa tirelire, qui contient 100 000 roubles d’économies, et propose à une amie, Elena Lioubarskaïa, de rejoindre l’aventure.

La guerre aux froufrous

Les deux femmes se lancent à l’assaut de la niche – désespérément vide – des dessous confortables. Elles identifient le problème et envisagent des solutions : « Nous nous sommes dit que la petite culotte,

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Rusina Shikhatova

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