Touristes chinois près du GOUM à Moscou.

Vu de Chine : « La Russie est un bon pays pour faire des affaires »

Le premier forum international d’affaires Russie-Asie a eu lieu les 1er et 2 novembre à Moscou, sur fond de sanctions occidentales contre la Russie et de politique russe de « tournant vers la Chine ». Cai Guiru, présidente de l’Association des entrepreneurs chinois en Russie, qui compte plus de 4 000 membres, revient pour Le Courrier de Russie sur la présence chinoise dans le monde des affaires en Russie.

Le Courrier de Russie : Quels sont les principaux secteurs d’investissements des Chinois en Russie ?

Cai Guiru : Les Chinois investissent dans de nombreux domaines, tels l’automobile, avec Lifan Automobile, dans la région de Lipetsk, l’agriculture, avec la holding agraire Huaxin, en Extrême-Orient, ou encore la construction, avec le groupe CSCEC. Mais les principaux secteurs concernés demeurent le commerce du textile, dont le centre commercial Youyi, à Moscou, est un bon exemple, et celui de l’assemblage de vitres pour l’automobile, avec notamment la compagnie Fuyao, en région de Kalouga.

LCDR : Quelles sont les régions qui les intéressent le plus, et pourquoi ?

C.G. : Les entreprises chinoises sont présentes un peu partout en Russie, sauf en Crimée, qu’elles considèrent comme une région un peu trop « nouvelle », et surtout trop éloignée. Le top 5 de la présence chinoise en Russie regroupe les régions de Moscou, de Saint-Pétersbourg, de Krasnodar, de Kalouga et de Novossibirsk : il s’agit, […]

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Propos recueillis par Junzhi Zheng

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Menace terroriste en Russie : La piste kirghize

Le 17 avril dernier, les services de renseignement russes (FSB) arrêtaient Abror Azimov, un des organisateurs présumés de l’attentat du métro de Saint-Pétersbourg, qui avait fait 16 morts et une cinquantaine de blessés deux semaines auparavant. Originaire du Kirghizistan, tout comme Akbarjon Djalilov, l’auteur de l’attentat, l’homme aurait agi pour le compte du Bataillon de l’Imam Shamil, un groupe armé ayant prêté allégeance Al-Qaeda. Plusieurs centaines de jeunes kirghizes ont rejoint les rangs de l’État islamique (EI) en Syrie et en Irak ces dernières années. Le retour prévisible de certains d’entre-eux (souvent détenteurs de passeport russe) représente une menace sérieuse pour Moscou. Viktor Mikhaïlov, directeur du Centre d’étude des menaces régionales de Tachkent, en Ouzbékistan, et directeur du site antiterrortoday.com revient pour Le Courrier de Russie sur la radicalisation de la jeunesse de confession musulmane au Kirghizistan. Le Courrier de Russie : Constate-t-on une radicalisation de la jeunesse kirghize ? Viktor Mikhaïlov : On observe, au cours de la dernière décennie, une augmentation significative du nombre de jeunes radicalisés au Kirghizistan. En province, leur nombre a augmenté de plus de 60% en vingt ans. Ces jeunes rejoignent divers mouvements islamistes radicaux puisant leurs fondement dans le salafisme. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

28 décembre 2017
Économie

Le MC-21, ce nouvel avion civil russe qui veut sa part de ciel

Premier moyen-courrier conçu par la Russie post-soviétique, le MC-21 a pris son envol avec succès fin mai, depuis Irkoutsk, en Sibérie. Ce dernier-né de l’avionneur russe Irkout doit redresser l’industrie aéronautique civile nationale, anéantie après la chute de l’URSS. À peine dispersées les traînées du C919, premier moyen-courrier chinois ayant effectué un vol d’essai réussi début mai, la Russie réclamait elle aussi sa part de ciel, en y envoyant son MC-21. Le moyen-courrier russe a réalisé le 28 mai un vol inaugural d’une demi-heure, dans le ciel d’Irkoutsk, en Sibérie, montant à 1 000 mètres d’altitude et s’y maintenant à 300 km/h. Ces trente minutes ouvrent une nouvelle page dans l’histoire de l’aviation russe. Et pour cause, l’appareil est le premier moyen-courrier et le plus gros avion de ligne jamais construit par la Russie depuis la chute de l’Union soviétique, en 1991. Nouveau produit phare de l’entreprise publique Irkout, ce mastodonte des airs ambitionne, à terme, de briser le duopole Boeing-Airbus. « Vladimir Poutine a appelé le président d’Irkout, Oleg Demtchenko, pour le féliciter, ainsi que le personnel de l’entreprise et tous les travailleurs du secteur, à l’occasion de cet événement mémorable », a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, juste après l’atterrissage du MC-21. Deuxième essai Le projet MC-21 répond à une demande de l’État russe. En 2003, l’Agence russe pour l’aviation et l’espace, Rosaviacosmos (ancêtre de l’actuelle Agence spatiale russe, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 juin 2017
Culture

Dans les coulisses du théâtre tzigane de Moscou

Moscou est un carrefour où des cultures diverses se côtoient, se heurtent, se mêlent et s’incorporent. Le théâtre Romen – unique théâtre musical et dramatique tzigane au monde – est l’un des derniers bastions de l’art tzigane russe. Le Courrier de Russie s’est rendu dans les coulisses de ce lieu, dont le prestige rayonne depuis plus de 80 ans. Sis au 32, Leningradski prospekt, non loin du centre, dans un immeuble de style stalinien impérial, le théâtre Romen a pour illustres voisins l’hôtel Sovietski et le restaurant Yar. S’il n’est probablement pas le théâtre le plus célèbre ni le plus couru de la capitale, il est unique en son genre : Romen est le seul théâtre musical et dramatique tzigane au monde. Le théâtre Romen est né d’une décision politique. À la fin des années 1920, Ivan Rom-Lebedev, intellectuel et activiste tzigane, a suggéré au commissaire du peuple à l’éducation Anatoli Lounatcharski la création d’un théâtre tzigane, afin de préserver une culture nationale et de favoriser l’assimilation, la sédentarisation et l’éducation des peuples nomades. En octobre 1930, l’idée était définitivement approuvée par le commissariat. Le studio Indo-Romen, ancêtre du théâtre Romen, a vu le jour le 24 janvier 1931. Quatre-vingt-six ans plus tard, le lieu semble n’avoir pas pris une ride. La façade et la décoration intérieure ont été soigneusement restaurées en 2005 : frontons délicats, murs crème et loges rose pastel. La scène est dotée d’une machinerie moderne. Le rideau se lève six jours par semaine, pour un répertoire proposant seize spectacles au total, la plupart « dépoussiérés ». « Une danse de flamme » En descendant l’escalier de métal attenant au côté gauche de la scène, on bascule dans un autre monde. Hommes en pantalon bouffant et femmes en longue jupe fleurie, de tous âges, la peau mate et les yeux noir de jais, passent au galop. Les acteurs fredonnent des mélodies. Le tempo exaltant de la guitare et du violon enveloppe et transporte. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

31 mai 2017